30.04.2011

Got some problems

"Mexico, Mexiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
- Ta gueule !
...
Ecoute un peu le merle et fais-moi voir tes seins.
Vivons heureux en attendant la mort.
...
... comme le disait déséspérement Aragon, "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard".
...
Passe le temps et passent les semaines. Les hippopotames ont le spleen. Les jours sont opaques. Les nuits sont de cristal, mais l'hiver nous les brise."
Pierre Desproges - Vivons heureux en attendant la mort, 1983

 

"Vivons heureux en attendant la mort", petit livre trouvé d'occasion ce jour à Grenoble, dans la librairie de la rue Bélanger, où, de bon matin, je cherchais un livre qui saurait peut-être me faire une leçon appropriée et, qui sait, corriger cet état général déplorable qui est si souvent le mien, et qui le fut surtout, déplorable, hier soir. Il ne faudrait rien en dire, tellement... Oh la la.
Des crises de mutisme me saisissent et m'avalent toute crue, parfois, en société. Avec le temps, j'ai appris à les nommer ainsi. C'est un phénomène situé bien au-delà de la timidité ou de la mauvaise humeur.
Imaginons un vendredi soir, une cuisine de taille modeste, remplie de "jeunes" (moyenne d'âge 22 ans) qui me sont inconnus, informaticiens me dit-on et de toute évidence amateurs d'electro; l'alcool s'écoule vite, le bruit monte, et sans savoir trop comment, je me retrouve tel un clam solitaire accroché à son rocher à la marée montante. Un clam solitaire et amnésique, ou bien atteint d'alzeimer, et qui a oublié qu'il est capable de respirer sous l'eau. La porte fenêtre qui donne sur le petit balconnet est ouverte, on est au quatrième ou au cinquième étage et je me retourne souvent pour jeter un oeil à l'ombre mouvante des grands arbres projetée par les lampadaires sur l'immeuble d'en face, rue Lesdiguières. Du balconnet, on peut rejoindre la pièce voisine. Je me retourne de temps en temps pour regarder ces arbres et ce balcon, importunée par cette idée - véritable mouche exaspérante tournoyant dans mon crâne - que des gens se jettent parfois des balcons lorsqu'ils sont vraiment très désespérés. Il y a tant de monde dans cette cuisine, ou bien elle est si petite pour tout le monde qu'elle contient, que le passage vers la porte qui donne sur le hall d'entrée est relativement impraticable. Il serait vraisemblablement impossible de fuir rapidement ou du moins discrètement par cette porte en cas de danger. Par contre, on pourrait simplement se lever de sa chaise, rejoindre le balconnet et sa rambarde protectrice, de là gagner la chambre voisine, le hall, la porte d'entrée, les escaliers, la rue, la liberté!
Le brouhahas enfle. On monte la musique, le ton, il y a des éclas de voix d'hommes qui commencent à être soûls. Je ne les connais pas. Comment deviennent-ils lorsqu'ils sont pris d'ivresse? Cassent-ils des choses? Font-ils des streap-tease? Ca ne me plairait pas, ils ne sont malheureusement pas à mon goût. Je ne me pose pas ces questions de façon articulée mais mon instinct les renifle. Mon cerveau est incapable de suivre l'une ou l'autre des conversations. J'essaye parfois d'écouter la conversation de mes voisins, dans l'espoir pathétique et très vain de pouvoir y insérer quelques mots, ou au moins pour m'occuper l'esprit: j'entends le début d'une phrase puis quelqu'un crie, monte le son de la musique, ou que sais-je et je n'entends plus rien.
D'abord je souris, dans un réflexe de crispation polie. Je baille à n'en plus finir. J'exprime discrètement mon envie de partir mais je ne voudrais pas faire trop la rabajoie. J'ai mal au ventre, mal au coeur, après une bière je bois de l'eau et puis j'arrête de boire, et puis je commence à avoir soif et puis je baille de plus en plus éternellement et va savoir pourquoi j'ai mal au ventre, d'habitude je digère très bien les frites.
A croire que je suis une petite fille qui ne veut pas aller à l'école.
La métamorphose en clam se poursuit, s'agrave. Je cesse de sourire. J'ai froid toute seule sur mon rocher, personne ne m'entend puisque je n'ai plus de cordes vocales et de toute façon la mer recouvre tout.
D'autres gens arrivent avec encore plus d'alcool. Cela va faire quelques dizaines de kilos de chair au mètre carré en plus. Encore plus de bruit. Quelqu'un a fermé la fenêtre en voyant que j'avais froid. C'est très gentil mais je m'en fous, ou plutôt merde une issue de moins. Je ne souris plus du tout. Ca y est, je vais me mettre à pleurer.
Non mais ça alors ce n'est vraiment pas possible. Déjà que je suis l'ancêtre de la soirée, si en plus je me mets à chouiner, il ne me restera plus qu'à perdre mes dens et ça y est, je serai bonne pour l'hospice.
Je suis beaucoup trop fière.
Je prends mon sac, me faufile dans la masse qui ne remarque même pas mon passage, et environ cinq minutes plus tard je prends une chambre simple au Splendid.
La bonne nouvelle, c'est que l'amitié qui me mena en ces lieux reste sauve car elle est, dans le fond, solide et donc compatissante. Et puis au Splendid, on peut avoir des insomnies dans un silence magnifique et douillet.

Voilà, ce genre d'aventure me donne envie de dire aux gens qui me trouvent au moins occasionnellement sympathique : "ECRIVEZ-MOI!!", car au moins, si je commence à bailler à 22h, par mail cela ne se remarque pas, personne n'aura à en pâtir et vous ferez de moi un clam reconnaissant.


 

 

 

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29.04.2011

Come closer

 

 

 

27.04.2011

Doc

10/6 de tension artérielle ce matin, et c'est comme ça toute l'année.
Mais à présent, j'ai de l'aerius 5mg dans mon sac, moi aussi.
Avec ma doctoresse on a encore parlé dépistage du VIH, parce que j'aime bien me faire dépister de temps en temps, par aquis de conscience, parce que, non seulement il m'est arrivé d'avoir des rapports non-protégés mais j'ai aussi entendu parler de capotes qui craquent ou se fissurent et que c'est peut-être de la superstition mais on ne sait jamais.
Elle m'a fait la leçon, c'est à dire qu'à peu de chose près, elle m'a tenu ce langage: "Avec la libération des moeurs, tout ça tout ça, d'abord les deux partenaires font le dépistage en même temps et ensuite seulement on enlève la capote. Faut pas faire confiance comme ça! Faut être organisé! Faut faire plus attention, voyons, mademoiselle la tête de linotte! ". Elle en avait la voix qui tremblotait d'émotion. Je m'attendais presque à ce qu'elle me prescrive l'abstinence totale jusqu'au mariage.
Elle, elle a à peu près mon âge mais on voit qu'elle est bien insérée dans le monde: jolie, un bon travail, probablement "casée" avec un conjoint exemplaire et des enfants.
Après coup, ça m'a fait penser aux travailleurs précaires: ceux qui passent de longues années/toute leur vie à changer de boulots, à altérner petits jobs et périodes de chômage et on peut dire d'eux qu'ils ne sont que des ratés qui ne savent pas garder un travail ou on peut se rendre à l'évidence qu'avec leur niveau de formation, ils ne peuvent prétendre qu'à des petits contrats à durée déterminée et que, même lorsqu'ils trouvent un emploi qui leur convient, pas trop crétin, eh bien de toute façon on ne peut pas les garder parce que la conjoncture blablabla.
Et en amour, c'est comme dans le monde du travail: il y a les gens qui sont capables/se donnent les moyens/dont le destin est de décrocher assez vite un contrat à durée indéterminée et qui le gardent 10, 20, 30 ans ou plus et il y a les "précaires": ceux qui passent leur temps à enchaîner les relations plus ou moins épisodiques, éventuellement stables mais occasionnelles ou à durée limitée, voir très limitée, et qui se résignent plus ou moins à leur sort. Alors eux, quand on leur fait la leçon de la dissolution des moeurs... Ils ont très envie de répondre qu'ils se débrouillent juste comme ils peuvent pour ne pas crever de solitude, d'ennui, de misère affective.

 

 

 

25.04.2011

Dialog

Dialogue imaginaire avec un homme imaginaire:

- Bon, tu me soûles avec ton neveu, là...
- Ah oui, c'est vrai, pardon.
- C'est vrai quoi?
- C'est vrai que tu n'aimes pas trop qu'on te rappelle que, toi, tu as renoncé à satisfaire ton désir d'enfants.
- Mon "désir d'enfants"? A t'entendre, on dirait que je refoule une petite pédophilie.
- Ha ha.
- Ca n'a rien à voir. Et comment il ramasse les canettes et les paquets de clopes vides dans la rue pour les mettre à la poubelle et comment à la crèche il est le seul à savoir se moucher et comment il préfère les fruits plutôt que le chocolat et blablabla et comment il est trooop mignon et comment il sait touuut ranger et comment il est une telle petite réussite que tout le monde trouve teeellement adorable. C'est déprimant. Il a un an et demi et moi qui ai trente fois son âge, à t'entendre, je ne lui arrive même pas à la cheville. C'est lui que tu devrais épouser.
- T'es trop aigri. Faut savoir s'émerveiller un peu dans la vie. Dis que tu préfères les chats, si tu veux. Mais au moins, émerveille-toi de quelque chose, de n'importe quoi. Que ce soit la carafe en cristal dans la boutique de l'antiquaire ou les fleurs des marronniers, mais trouve quelque chose.
- Les fleurs des marronniers, ça me donne de l'allergie. Tiens, même le soleil, je suis devenu allérgique. Les pollens, l'air, le soleil, je suis devenu allergique à la vie, à la longue.
- Faudrait qu'on aille tous vivre dans le Jura.
- Pour élever des moutons?
- Nan, plutôt des chèvres et des chevaux. Je préfèrerais. Ca m'émerveille d'avantage, les chèvres et les chevaux, plutôt que les moutons.
- De toute façon, ici ou ailleurs, tu continuerais à me soûler avec ton neveu.
Pourquoi dans le Jura?
- C'est vachement moins pollué. Moins de pollution, ça te rendrait peut-être plus aimable. C'est peut-être la pollution qui te rend aigri, tout gris comme les immeubles.
- Oh! C'est mignon ce que tu dis. Et suffirait que j'aille vivre au milieu des prés pour redevenir tout... tout quoi? Tout vert? Tu veux ma mort?
- Fertile, pour redevenir fertile comme les champs.
- Je fonctionne très bien, merci, je ne suis pas un champ.
- Mais tu n'as pas envie de te reproduire.
- Tu voudrais que je me reproduise? Mes gosses seraient tous aigris, vert de gris à la naissance. Ils se suicideraient avant l'âge de trois ans. Ca serait bien la peine qu'une femme en perde son périnée, tiens.
A t'entendre, c'est une maladie que de refuser de transmettre ses gênes d'inadapté à ce monde de merde. C'est au contraire le meilleur moyen d'y remédier, à ce monde de merde: il est irrécupérable, autant qu'on en finisse avec lui. Et les prés n'en reverdiront que de plus belle, sans humains pour les souiller, n'est-ce pas? Tu devrais être contente pour elles, tes chères vertes prairies.
- T'es comme une rivière polluée, ta capacité à débiter de la crotte est impressionnante... et on est tous comme ça. On est des rivières polluées où la vie se meure. Bah moi je dis qu'il faut dépolluer. Je refuse de baisser les bras. Je veux suivre l'expemple de mon neveu et ramasser les canettes dans la rue, je veux me dépolluer et que la vie refleurisse en moi, à travers moi, parce que c'est plus joli comme ça, et puis c'est tout.
Et puis comme ça, je serai peut-être moins fatiguée, avec moins de canettes dans mes rues...
- Tu deviens vachement logique, là, tout à coup.
- C'est le martini.
- C'est pas toi qui est polluée, c'est pas nous. C'est l'air. Et tu ne peux pas nettoyer l'air avec tes petits bras musclés. Tu peux faire tous les efforts que tu veux pour te secouer et sortir voir des gens et "travailler sur toi" et "lâcher prise" et tout ça, ça ne changera rien à la qualité de l'air. Si tu fais des gosses, t'auras beau être la mère parfaite, ils feront quand même de l'insuffisance respiratoire à cause de toute cette merde ambiante, tes gosses ils seront des poussifs en poussettes avant de devenir des dépressifs tout court. C'est comme ça.
Et si ton neveu va bien pour l'instant, t'inquiète, ça va pas durer longtemps.
- Je m'en fous, je veux des enfants.
- Alors trouve-toi un noir ou un arabe. Il n'y a plus que les noirs et les arabes pour vouloir encore faire des petits français.
- C'est lamentable ce que tu dis.
- Lamentable mais vrai.
- Très exagéré et moche et défaitiste et la-men-table.
- Alors donne-moi les noms des hommes que tu connais qui ont envie d'avoir des enfants, là, maintenant.
- ...
-Et parmi tes "amants", comme tu dit, il y en a combien qui ont envie de devenir père ou de l'être à nouveau?
- ...
- Et tu vois, je parie que si on faisait un petit sondage au près des pères qui passent dans la rue, là, avec leur poussette, si on leur demandait comment ils sont devenus père, ils réponderaient tous quelque chose comme "Oh, ma copine en avait vraiment très envie" ou "oh bah ma meuf a oublié de prendre sa pilule et puis..." ou alors "oh un gosse c'est bon pour les aloc et les titres de séjours". T'auras du mal à en trouver un seul qui voulait vraiment être père de son plein gré. Faut être une femme vraiment très hystérique, de nos jours, pour vouloir avoir des enfants. 
- L'instinct c'est pas de l'hystérie. Ou alors la nature est hystérique. Dieu est hystérique. C'est n'importe quoi ton raisonnement.
- Et toi, c'est pire, tu ne raisonnes pas du tout.
Ou plutôt, tu veux que je te dise ce qui te dérange vraiment? C'est justement que tu commences à y rélféchir et toi aussi tu commences à renoncer.
Tu vois de tes propres yeux combien c'est épuisant de s'occuper d'un gosse, comment ça te met les nerfs en charpie de l'entendre pleurer en pleine nuit alors que t'aurais tellement besoin de dormir, combien c'est d'une complexité affolante de lui donner une "bonne" éducation. Et tu vois les divorces, la façon dont les couples séparés sont capables de s'insulter sous le nez de leur gosse, tu vois tout ça et ça commence à te faire réfléchir sérieusement... Parce que t'as pas envie d'en arriver à devoir prendre des anti-dépresseurs pour pouvoir être une mère qui se tient debout dans un monde de travers, un monde tout de travers comme un bateau en train de couler.

 



 

 

22.04.2011

Writing

La sévérité, de même que la discipline, comme le ménage, ont leurs bienfaits: vertus, os qui tient la chair. 

Ainsi, il serait sans doute hautement bénéfique de réinstaurer le service militaire obligatoire pour les hommes (facultatif pour les femmes). Dans l'idéal, il devrait être possible d'y apprendre un métier, les lois, d'y passer son permis, d'y recevoir un enseignement en lettres et sciences. Les hommes y trouveraient un défouloire constructif et une valorisation de leur virilité. En plus de leur apprendre à se lever tôt, à faire leur lit au carré et à se battre pour des valeurs qui ont de la gueule, on les embaucherait pour tous les gros travaux d'intérêts généraux: on leur ferait construire et entretenir des digues, curer les rivières, on les ferait participer à l'entretient des monuments historiques, aux fouilles archéologiques. On les enverrait bien sûr et surtout patrouiller dans les cités "sensibles/difficiles" plutôt qu'en Afghanistan. 

Dans l'idéal, on cesserait aussi d'emmerder les gens qui jouent de la musique sur les ponts, surtout quand les passants restent pour écouter, ce qui est le gage d'une certaine qualité.

Ah et supprimer la tva sur le lait maternisé, les couches, et les fruits et légumes français, ce serait sympa aussi.

 

 

 

 

Speaking

Test... Test...

Le son est un peu pourri, je crois et parfois je marmonne encore un peu. Sorry. Et c'est en anglais, sorry. J'en ferai peut-être une/des autre(s) en français. C'est tout nouveau tout beau, ce format alors ça m'amuse.

 

Speaking from Caroline on Vimeo.

 

 

 

 

 

18.04.2011

Motivation

D'après ma conseillère-formatrice en recherche d'emploi, je suis beaucoup trop douée pour l'auto-flagellation. D'après elle, à m'entendre, quand on m'écoute, bah je ne suis qu'une incapable ou presque qui ne pourra jamais donner envie à un employeur de m'embaucher et je ne pourrai jamais trouver qu'un job par défaut puisque rien ne me motive. Et moi d'acquiescer. Faudrait que je me déprogramme le crâne:

Je suis fantastique.
Je suis fantastique.
Je suis fantastique.
Je suis fantastique...

A la longue, ça pourrait peut-être finir par marcher...
En tout cas, du coup, ce matin, en sortant de mon rdv avec cette dame, j'avais l'impression de sortir de chez une psy.

Enfin oui, c'est vrai que je semble travailler, en particulier sur ce blog, comme à la création d'un personnage d'anti-héroïne. Je loupe tout, aucun soleil ne parviendra jamais à épanouir la pauvre petite fleur froissée que je suis, la fille pas franchement moche mais glaçante blablabla.
Je souffre d'un petit manque d'enthousiasme chronique, je ne sais vraiment pas pourquoi.

C'est comme ma tendance à contempler béatement mes coussins comme s'ils étaient de jolis petits chats chartreux, posés sagement sur leur fauteuil: il y a des choses que je fais sans trop comprendre pourquoi, qui m'échappent.
Ces coussins, du moins leur housse, sont si jolis que leur simple vue me réconforte. Je les ai trouvées sur ebay, ces housses, pas chères, bien dans les tons de ma moquette moche et de mon canapé en velours cramoisi. Ils sont une présence harmonieuse dans la pièce, je les ai choisis, ils sont là, tranquilles, imperturbables, ils n'ont aucune intention de se barrer. Leur petit ventre rebondi leur donne un air contenté, affable, ils ont la joue rose et fleurie, l'humeur printanière et sensuelle. Ils sont l'une de mes plus belles réussites en matière d'ameublement, d'assortiment.

coussin1.jpg

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Cela me rappelle cette petite vieille dame, à l'arrêt du bus 72, non loin de l'avenue de Versaille, qui vînt s'arrêter à côté de moi, qui me regarda des pieds à la tête et me fis une remarque sur ma tenue, avec un petit air mi-admiratif, mi-amusé. Je ne me souviens plus exactement de son compliment mais elle conclue par "Faut le faire, faut le trouver!". Cela m'avait touchée, une gentillesse d'une inconnue. Et puis d'une vieille dame à l'air aimable et respectable, en plus. J'étais en vert et violet, ce jour-là, sans doute un peu farfelue: pantalon de velours reteint en vert forêt par mes soins (et ceux de la machine à laver), veste vert émeraude, des tennis violettes et un sac quasiment du même violet foncé, et puis un gilet et un foulard mauves...

... Mmm... A force de contempler mes coussins, je vais peut-être finir, par mimétisme, par devenir comme eux: assortie, la joue rebondie et l'humeur fleurie.

(là, je finirais bien par une petite remarque acerbe sur les griffes des chartreux ou la grosse flemmardise pitoyable de mes coussins... mais bon, faut que je me retienne)

 

 

 

17.04.2011

Sneezy thoughts

Le débat sur le pétrole et le nucléaire me donne envie d'acheter un cheval.
C'est joli un cheval. Ca broute, c'est solide, ça se débrouille bien tout seul dans un champ. On peut utiliser le crottin pour fertiliser le jardin. Et puis oui, c'est beau. Ca fait moins de bruit qu'une éolienne, ça se fond dans le paysage. On peut acheter une carriole pour qu'ils fassent la paire et là, on peut aller faire ses courses, et même les courses du voisin, facile. C'est un peu lent comparé à une voiture mais une voiture, ça n'a pas des naseaux tout doux à caresser et une voiture, ça bouffe du pétrole qui pue ou de l'électricité nucléaire qui t'explose à la tronche un jour ou l'autre. Un cheval ça mange de l'herbe et de l'avoine et c'est gentil l'herbe, et l'avoine aussi. Bon, faut s'en occuper un peu d'un cheval. Faut le brosser, lui curer les sabots, le faire ferrer. Ah bah tiens, c'est un joli métier, ça, maréchal-ferrant. Tous les gosses qui n'ont pas envie d'aller à l'école et qui aiment les animaux, ça leur ferait un bon débouché professionnel, ça, maréchal-ferrant, si tout le monde se mettait à avoir besoin de faire ferrer un cheval de temps en temps. Et puis il y a la sellerie qui doit être un joli secteur professionnel, et puis la fabrique de carrioles. Et puis il faudrait d'avantage de vétérinaires: ça fournirait aussi de l'activité à ceux qui ont un gros cerveau, quand même, le développement du cheval en France.
C'est apaisant de penser à tout ça. Quand toutes nos voitures rouilleront sur les parkings parce qu'on n'aura plus de pétrole à mettre dedans, on pourra toujours aller faire du cheval.
C'est beau un cheval. Le cheval, des millénaires qu'on s'en sert et il est toujours debout. Inusable. En voilà de la belle énergie renouvelable, y a pas à dire.

Hier, je suis allée voir les Young Gods aux Abattoirs de Bourgoin-Jailleu. Le bassiste du groupe qui jouait en première partie bouge bien et c'est la seule chose gentille que j'ai à en dire, de ce groupe. Enfin voilà ce que c'est que d'être une méchante fille: après les Young Gods, qui étaient peut-être un petit peu moins de bonne humeur que d'habitude, je suis restée un moment à boire un verre de jus de pomme sous la lune presque pleine et tous les gens étaient là dehors dans l'air frisquet, à discuter les uns avec les autres et moi j'errais toute seule avec mon jus de pomme. Je me suis fait de la peine, tiens. Il y avait un bout d'expo d'art contemporain: un alignement de mannequin lumineux équipés chacun d'un haut-parleur qui diffusait des enregistrements de gens en train de raconter je-ne-sais-quoi parce qu'il y avait trop de bruit ambiant, j'arrivais pas à entendre ce qu'ils racontaient ces mannequins, par contre j'ai bien remarqué qu'ils étaient les seuls à me parler, et là, vraiment, je me suis fait pitié. Pauvre 'tite chose, va.

Avec un cheval, vous pouvez avoir un gros blocage au niveau de votre Vishuddha chakra (celui de la gorge), il s'en fout le cheval. Vous arrivez le matin dans son box avec une brosse à la main, vous pouvez aussi bien être sourd et muet, il s'en fout, il voit la brosse, il vous connaît, il sait que vous venez le brosser, il en frémit de plaisir à l'avance, il agite sa tête de haut en bas, il s'approche de vous, vous tendez la main vers ses naseaux tout doux, vous le caressez un moment, il aime bien ça, vous en souriez de béatitude, vous vous sentez bien et il le sent parfaitement et puis vous le brossez et il est content et vous aussi. Ca c'est de l'échange social de haut niveau.

Enfin voilà, du coup ce matin, je suis un peu enrhumée, et puis il faisait aussi assez frais dans les bois hier matin et je m'y promenais sans écharpe, c'est malin.

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At mum's:

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La potiche (Criquette)

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Le printemps

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Cluny, Paris, 9 avril

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Au Café de la Danse, les Varsovie, 9 avril

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A l'ancien couvent Sainte-Catherine, 16 avril :

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Aux Abattoirs de Bourgoin-Jailleu, 16 avril, les Young Gods:

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Sortir de la lumière

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Les illuminés

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Avoir le bras long

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Se faire chauffer les fesses

 

 

 

16.04.2011

The lover

Amante douce et maladroite.
Se contente de peu: grisée par la simple présence d'un mâle (surtout nu) à ses côtés, supporterait même de rester chaste et très sage à condition de pouvoir se coller contre lui.
Aucune intention de prendre le pouvoir. Incarne fort bien le principe Yin, accueille avec ravissement le principe Yang. Adore se laisser faire, être embrassée, caressée, saisie, serrée, guidée, retournée, mise à genoux (par pour une pipe, pas sur la moquette). Des douleurs articulaires dans les hanches et les genoux contrarient toute initiative personnelle vigoureuse lorsque le corps est en suspension sur les dites articulations (envisage de se faire tatouer cette information quelque part afin d'éviter tout risque de malentendu à l'avenir).
Forte tendance à la langueur, au manque d'idée. Problèmes de coordination. 
Pas prude, se délecte de l'essentiel: embrasser, caresser, enlever les chemises et t-shirts, le contact de la peau nue, d'un sexe tendu bien que ne sachant jamais exactement comment en disposer. Contemple un homme qui se caresse, son membre comme doté d'une vie propre et qui reste d'une étrangeté fascinante à ses yeux, et elle pense: "C'est comme un petit alien!" ou encore "Il n'y a qu'un homme pour savoir manier ce truc".
Pas fétichiste. Fut longtemps hermétique à l'esthétique des organes génitaux, a parfois encore du mal à la percevoir.
Presque incapable de s'endormir au contact d'un autre corps, se réveille au moindre mouvement contre elle. Fut longtemps saisie de pensées suicidaires après l'amour, sous l'action combinée de la fatigue, des perturbations émotionnelles et des ronflements de ses partenaires.
Persuadée que l'amour est une science, un art, dont la pratique peut-être émouvante, drôle, éprouvante, stimulante, ennivrante, enrichissante... et dont l'apprentissage est pour elle surtout laborieux; a nettement gagné en aisance en trois ans (oui, trois ans, three, drei, tre) et bien que relativement libidineuse, reste une flemmarde dans l'ensemble. 
En galante compagnie, se soucie peu d'atteindre l'orgasme, consciente d'être souvent trop stressée pour l'atteindre facilement avec un partenaire (se contente fort bien toute seule, merci).
Constate que le plaisir augmentent avec la pratique: son quatrième amant lui permit de découvrir qu'elle pouvait jouir avec un partenaire, son sixième lui permit d'accéder au délice du baiser. Elle dut renoncer au quatrième parce qu'il était maladivement accro à la pipe et au sixième parce qu'il n'était pas amoureux. Coucha à quelques reprises avec son premier jusqu'à ce qu'il s'évanouhisse dans les airs, enniaisé par une autre histoire ("niais", c'est lui qui le dit), retourna le voir récemment, il lui proposa "une sieste". Parfois impatiente, téméraire, précipitée, utopiste, elle se décida, quelques jours plus tard, à lui écrire un mail qui, elle en était consciente, soit plairait, soit ferait fuir: 

- "Bon alors pour être claire, avec ou sans chocolat je m’en fous, j’ai juste envie de te revoir.
A bon entendeur!"

Oui, il était vaguement convenu que le chocolat (suisse) pourrait venir en remerciement symbolique à un petit service qu'elle lui avait rendu (la traduction en anglais de quelques textes).
Bien sûr, elle fit fuir puisque l'intrerlocuteur est un célibataire bien d'aujourd'hui, qui lui répondit ainsi:

- "bon et bien pour être claire je n'ai pas très envie de te revoir, enfin c'est pas que j'ai pas envie de te voir, mais je crois pas que je n'ai pas envie de te revoir pour coucher ensemble..."

Notons la syntaxe problablement bousculée par l'émotion, la précipitation, la course effrénée vers la lumière.
Il faut préciser, pour la défense de l'accusé de couardise, qu'elle avait eu le culot, dans l'une de leur dernière discussion, de mentionner 1° son regret qu'ils ne soient pas restés d'avantage en contact ces dernières années, 2° son aspiration à pouvoir, un jour, tenter l'expérience de la vie de couple (la vie de couple en général, hein, sans même suggérer que ça pourrait etre avec lui en particulier, et juste comme ça, un jour, pour voir, peut-être, si c'est possible, au cas où). "Couple", comme "mariage" ou "enfants": mots tabou dans une conversation avec un amant célibataire mais utile lorsqu'on souhaite tester l'affection et la résistance nerveuse du dit-célibataire.
Elle lui demanda alors, toujours taquine mais plutôt gentille (ravalant sa contrariété) :

- "Ah c'est comme ça que tu comptes m'aider à prendre confiance en moi?
Eh bien merci.
On est vraiment doué pour souffler le chaud et le froid...
Je suis vraiment une si piteuse amante que ça?
Moi qui trouvais qu'on avait gagné en fluidité,  en intimité...
Pour une fois qu'un homme ose me mettre à genou, bon, tant pis.
;)"

Oui, le monsieur, dans l'une de leurs précédentes conversations, l'avait encouragée à prendre confiance en elle, n'est-ce pas.
L'explication, fort docte, ne tarda pas à venir:

- "coucher c'est un truc qui se fait à 2, c'est un acte partagé, c'est comme un dialogue, il y a 2 acteurs."

Voilà, c'est dit, et bien dit, faut le dire, d'une concision exemplaire: elle n'est qu'une pauvre bûche, une étoile de mer parfaitement muette.
Tout de même quelque peu offensée, elle s'autorisa à se mettre en colère, écrivit un mail exterminateur qui, ne figurant pas dans ses mails "envoyés", semble donc ne jamais avoir été envoyé. Ainsi, il semblerait que son interlocuteur ne saura jamais ce qu'elle voulait lui répondre:

- "Avant de proposer une sieste à une femme, tu devrais penser à préciser que tu n'aimes coucher qu'avec des bêtes de sexe de haut niveau.
Ca éviterait les incohérences dans le dialogue".

Oui. Douce, tendre et maladroite, elle veut bien des amants célibataires (ou mariés) qui tiennent à le rester, elle veut bien apprendre, s'instruire, expérimenter (un peu), mais elle veut des amants, pas des partenaires de baise.

 

Morale de l'histoire: aujourd'hui, les hommes "modernes" occidentaux ont souvent quelques petits problèmes avec leur virilité (la pollution et ses effets sur le système hormonal serait-elle en cause?): ils ont du mal à incarner le principe Yang. Ainsi, dans leur vie sentimentale, ils ont peur de l'échec, de l'engagement, de souffrir, de "se faire passer la corde au cou", ils veulent être dragués, plaqué contre un mur, qu'on leur arrache leurs vêtements, et qu'on les prennent sans discuter, sans rien leur demander, qu'ils puissent continuer à s'amuser et à boire avec leur potes une fois leur "coup" "tiré" (faudrait peut-être réinstaurer le service militaire, ça leur réapprendrait ce qu'est vraiment "tirer un coup"). Ainsi, pour eux, une femme très "Yin" est inexistante mais une femme "Yang" n'est tolérable qu'au lit, tant qu'elle ne veut rien d'autre que les chevaucher et les sucer fougueusement toute la nuit.
Cette tendance se traduit très concrètement au niveau démographique: la natalité chute.

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Mais au-delà de toute morale, faisant fi de toute bonne logique et de la longueur réglementaire d'une note de blog, ce dialogue se poursuit car, amante peu sûre d'elle, on le saura, et doutant de plus en plus d'avoir bien compris cette réplique de "couché c'est un truc qui se fait à 2..." - et souhaitant éviter de rester sur un malentendu et toujours prête à s'instruire car consciente de ses immenses lacunes en matière de science relationnelle - plusieurs jours plus tard, elle demanda:

- "Après y avoir beaucoup pensé, je me demande si j'ai bien compris ton dernier mail.
Est-ce que tu veux dire qu'une fois que je suis dans un lit, je disparais? Que je fais l'étoile de mer?
Sincèrement, ton avis m'intéresse."

- "ouai je sais pas trop, j'ai jamais couché avec une étoile de mer...
bon t'as pas compris... tu pourrais, éventuellement, être un peux plus généreuse. l'égoïsme n'a pas sa place dans les relations humaine, encore moins dans le sexe.
voilà, tu comprends là?"

- "Euh, je comprends le sens du mot “égoïsme”, oui, mais je n’arrive pas à comprendre comment je peux être accusée d’égoïsme après une heure passée dans un lit.
T’es peut-être quelqu’un de très exigeant?
Y a une liste de trucs à faire/dire pour être considérée comme une “amante généreuse”??
Là, tu vois, ce serait généreux de ta part de me dire lesquelles... Pipe? Massage des pieds?
Ou c’est mon côté “émotionnellement très renfermée” qui pose problème et là, ce n’est pas en jouant le rôle du juge expéditif et cassant que tu vas m’inciter à me livrer."

- "ben voilà, bon je suis taureau faut pas m'en vouloir, un peu rustre dans le propos... je ne te juge pas mais je te donne mon avis voilà. 
Après au lit tu fais ce que tu veux, je vais quand même pas te dire ce que tu dois faire, mais si pour toi c'était bien comme ça ben tant mieux pour toi. Oui je suis super exigent. Oui j'aime bien me faire sucer et pleins d'autres trucs encore mais bon si faut tout expliquer laisse beton.
Je te répète encore, c'est une question d'envies et de générosité, c'est vrai que je me suis planté, t'es peut-être pas égoïste.... moi oui, je suis super égoïste, j'organise tout dans ma vie pour pouvoir faire les trucs qui me plaisent, et quand je rencontre des gens j'ai envie que les échanges se fassent dans les deux sens, ping-pong! et la partie continue...
La timidité c'est quoi? c'est avoir peur du regard de l'autre sur soi même? c'est être tourné en permanence sur soi même, soi même son petit "moi" , et il n'y rien d'autre qui existe (ha les connards de psycho-psychatre-... le développement personnel!!! ha quel enculé ce Freud...(bon je m'égare un peu ...))... bon donc voilà il ne s'agit pas d'égoïsme là, mais plutôt semblerait-il d'égocentrisme non?
hrrrr tu vas finir par me détester."

- "Tu me rappelles un de mes autres ex-amants qui devient sec et cassant quand il n’a pas sa dose de pipes. Il est accro à la fellation et il ne voit vraiment pas le problème d’être accro à ça.
Tu devrais peut-être réserver tes offres de sieste à des filles de 15-20 ans : il parait qu’elles sont très douées pour sucer à la chaine sans discuter.
Je suis en train de devenir aigrie en me rendant compte que beaucoup d’hommes ont tendance à classer les femmes en deux catégories: d’un côté les mignonnes généreuses, celles qui sucent (au moins un peu) et de l’autre les pétasses égoïstes, celles qui ne sucent pas. Qu’elles leurs fassent des traductions gratos ou qu’elles aillent les voir à pétaouchnoc, ça n’entre absolument pas en ligne de compte.
Et justement c’est con j’ai un problème avec la pipe: ça me donne envie de vomir. Ca doit être mon réflexe vomitif qui est trop réactif. Se sentir toujours au bord du vomissement quand on a un sexe dans la bouche, c’est fou ce que c’est romantique.
Mais les hommes hétéros ont toujours du mal à comprendre ce petit problème technique vu qu’ils n’ont jamais eu l’idée de tailler une pipe à qui que ce soit, pour voir.
Enfin voilà, la pipe, je préfère éviter, à moins qu’on me la demande avec une tendre insistance. Et le mot important de cette phrase est “tendre”.
Et puis il y a aussi mes douleurs articulaires dans les hanches et les genoux qui m’handicapent bien... Mais bref.
Personnellement, je ne demande pas grand chose: cuni ou pas, orgasme ou pas, je m’en fous. Je me contente de peu: des baisers, des mains sur moi et de la peau nue sous mes doigts et je suis déjà au ciel et c’est ce genre d’attitude que j’ai tendance à trouver généreuse.
Et non, je ne te détesterai pas.
Je trouve tout ça très con et ça me met en colère et ça me rend triste mais j’ai le malheur d’être fidèle dans mes affections."
 

- "t'as rien compris, je ne suis pas acro aux pipes, tu délires, j'en ai rien à foutre en fait des pipes, je dit j'aime ça comme je dirai j'aime la mousse au chocolat, et de la mousse au chocolat ça fait 1 an que j'en ai pas bouffé et ça me manque pas ... quoi que maintenant que j'y pense .
Les 15-20 ans ne me font aucun effet. les trentenaire non plus d'ailleur ( pouhhh alors ça c'est méchant !)

Il s'agit d'autre chose, mais tu as le droit de faire l'autruche. je te signale que tu te focalises sur la première partie de mon message précédent..."

- "Ah bah oui, évidement que je n’ai rien compris: je n’ai pas de cerveau puisque je suis une fille, et puis je suis égocentrique alors je ne pourrai de toute façon jamais rien comprendre aux autres, même si j’avais un cerveau.
Et puis il suffirait que je daigne vouloir ne plus être timide pour que tout s’arrange mais je suis trop égocentrique pour pouvoir décider d’une chose pareille, c’est sûr.
Tu me dis que je fais preuve d’égoïsme, je te demande de quelle façon, et pour toute “explication” tu reformules en disant que, ok, ce n’est pas de l’égoïsme mais de la timidité et donc de l’égocentrisme? Grosse nuance, merci, c’est sûr que comme ça c’est vachement plus clair.
Estime que je fais l’autruche si ça te chante, moi je considère que tu es tout simplement incapable de m’expliquer ton jugement d’une façon sensée.
Enfin merde quoi, que je sois timide, c’est loin d’être une surprise, une nouveauté, un scoop, et si tu as horreur des filles timides alors pourquoi me proposer une “sieste”? D’habitude c’est moi qu’on traite d’incohérente mais alors là, je crois que tu me bats."

- "bon te fache pas, là j'ai plus trop le temps de te repondre... bon en attendant:

- "“en attendant”? En attendant quoi? La suite du cours sur l’égocentrisme?
Non mais j’ai un dictionnaire aussi chez moi, ça va, merci.
J’ai bien noté que je suis égo-ïste/centrique, ok, mais parce que je veux malgré tout progresser dans la vie, je vais enfin essayer d’agir avec générosité en arrêtant de te demander de plus amples explications, puisque tu n’as pas envie de me les donner, ces explications. Je vais enfin respecter ta volonté sans discuter d’avantage et je disparais dans la nuit, et avec des excuses en plus :
Mea culpa, mea maxima culpa.
 
Je n’aurais pas dû te demander une rémunération symbolique pour mes traductions.
Je n’aurais pas dû retourner chez toi.
Je n’aurais pas dû accepter de recoucher avec toi.
Je n’aurais pas dû te dire que j’aurais préféré qu’on reste d’avantage en contact ces dernières années.
Je n’aurais pas dû te demander du chocolat.
Je n’aurais pas dû t’écrire que j’avais envie de te revoir.
Je n’aurais pas dû te demander pourquoi tu n’as plus envie de coucher avec moi.
Je n’aurais pas dû te demander de m’expliquer en quoi j’ai été égoïste ou égocentrique ou les deux.
Je n’ai agis que pour satisfaire mes intérêts de fille lubrique et égo-ïste/centrique.
Tu perds ton temps en me répondant puisque je ne comprends rien à rien et que je continue à faire l’autruche égomachin en commençant toutes mes phrases par “Je”.
Pardon, pardon, pardon, tout cela ne se reproduira plus."
 
 
La suite au prochain épisode...?
 

07.04.2011

Weekend

spiritual front, varsovie, café de la danse, paris

 

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