30.06.2011
Coco
Tout ce qui nous effraie n'est pas forcément réellement dangereux.
Prendre les choses une par une, la journée minute par minute, ça m'aide à mieux circonscrire mes peurs et mes angoisses à la noix.
"Ta gueule, Caroline, on verra bien!".
(le Psycothérapeute http://psychotherapeute.blogspot.com/ peut être de bon conseil)
Sur ces bonnes paroles, je peux recommencer à vous parler de parfums.
Aujourd'hui, j'ai continué mes tests Lutens.
Nuit de cellophane m'a évoqué un Datura Noir discret.
Ambre Sultan m'a rappelé l'Eau d'Ambre, de l'Artisan Parfumeur, en plus tendre, comme un peu mielée mais tout autant vieux bois bien encostiqué et, quand bien même moins sèche, bien sèche tout de même.
Arabie m'a rappelé Aziyadé: du fruit sec épicé liquoreux, mais en moins... Moins...
Jeux de Peau: "Oh, mon dieu!" et pas un "Oh, mon dieu" extatique, non, pas du tout, un "Oh, mon dieu!" horrifié. Bon voilà il a dû virer? Ou en tout cas vraiment très très mal tourner sur moi.
Voilà, la chimie de ma peau n'est simplement pas en phase avec la chimie des Lutens. C'est comme ça, je ne suis même pas sûre d'avoir le coeur de finir le test de la série de flacons disponibles au Séphora de Courier. Il y en a 20, j'en ai essayé 14, sur les 14 il n'y en a qu'un qui me plaît bien, est-ce bien nécessaire de persévérer?
Surtout après avoir essayé cet abominable Jeux de Peau, franchement, bof, ça décourage, ça fait peur. Surtout qu'en plus j'ai eu du mal à m'en débarasser de celui-là. Féminité du Bois s'envole en 20 minutes, lui, non, pas du tout, il voulait rester accrocher. Imaginez qu'une grosse mouche vilaine vienne se poser sur votre bras et qu'en plus, elle refuse de partir! Non mais franchement, les odeurs de pain grillé, elles n'étaient pas là du tout. A la rigueur, des odeurs de pâte à pain en train de lever, sniffées de très très près? Et des relents de crasse et de transpiration. Eurk. Ou, à la rigueur, de fruits en train de pourrir.
Comme une gosse qui a regardé un film d'horreur: faut espérer que je n'en ferai pas des cauchemars après.
Alors ces tests-là, c'était ce matin.
Cet après-midi, arpès m'être récuré les bras (surtout le pli du coude gauche: savon, gel douche, brosse à ongle, liquide vaisselle, éponge gratogratte, je vous dis, ce jeu de peaux, il m'a iritée!), j'ai opté pour une visite au Nocibé, pour changer:
Opium, d'Yves Saint Laurent: un oriental, oui, qui, sur moi, se la jouait très chic, très propre, très lisse. Bon.
Infusion d'Iris, de Prada: j'ai bien aimé le joli effet poudré; je pense avoir entammé l'apprentissage de ce que sent l'iris, jolie fleur fraîche, c'est bien; mais comme avec l'Infusion de Tubéreuse: c'est là quelque chose de très discret, de très évanescent et euf, je ne vois pas l'intérêt: moi, je le répète, je veux des parfums boum-boum.
Samsara, de Guerlain: fort caractère, boisé/épicé sympathique, mais agrémenté dune espèce de note verte, un rien métallique, un peu comme celle du départ d'Ombre Rose, et voilà que c'est cette note-là qui a décidé de s'incruster et de s'affirmer...
Alors j'ai nettoyé tout ça au bout d'une heure pour rester en tête à tête avec Coco, de Chanel.
Il est toujours avec moi, là, sur le pli de mon coude gauche et j'en suis fort aise.
Dès le départ Coco m'a semblé très difficile à cerner, un peu lunatique: tantôt je sentais ceci, tantôt je devinais cela... Et ça ne me donnait pas une impression de confusion, de flou, mais de richesse, d'opulence, tel l'appartement bonbonnière d'une femme fantasque, aventurière cultivée et accumulatrice de mille souvenirs, breloques et autres bibelots précieux, les meubles toujours décorés d'un bouquet, d'un compotier plein de fruits, et hop un chat qui passe! Les étagères surchargées de livres, les murs couverts de photos, de tableaux... Une femme à la fois loufoque et sage (dans le sens "éclairé" du terme !), tantôt languide, très occupée à siroter un verre en enfumant l'espace de tabac et de rêveries, tantôt très avide de le dévorer, cet espace, allant par monts et par vaux, en train ou à cheval, et toujours, quoi qu'il arrive, d'une créativité infatigable.
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29.06.2011
... et omnia vanitas
... et tout est vanité.
Alors c'est ainsi que je vais passer l'été à faire du ménage chez des papys mamys. Je vais m'entrainer à être gentille, souriante, brave et efficace.
Je mettrai peut-être Clair de Musc, pour m'inspirer.
Voilà, le premier Serge Lutens qui me plait franchement, franchement dangereusement pour mon porte-monnaie.
Au début, tout ce fuss about Serge Lutens partout sur le net, j'ai cru que c'était le résultat d'une blague, du gros calembour d'un monsieur qui s'était dit "A toutes ces dames qui dépensent chaque mois au minimum le montant d'un rsa en parfums et autres cosmétiques cancérigènes, je vais leur faire avaler les plus affreux des cocktails synthétiques emballés dans du packaging bien chic et un marketing précieux, et vu leur QI de dindes glousseuses, ça marchera du tonnerre".
C'était mon impression après avoir essayé Bas de Soie, Louve et Sa majesté la Rose.
Bas de soie, après avoir lu que, pour l'aimer, il faut aimer les parfums verts, je me suis dit "Ah bah voilà pourquoi ça ne peut pas marcher pas avec moi". Le seul problème, c'est qu'il ne m'est absolument pas aparu comme "vert" mais comme une peau décapée au sanex et emballée sous celophane.
Bon, et Louve, à la rigueur pouvait se targuer de me sembler "naturelle", d'une amertume parfaitement naturelle, telle une véritable amande amère qui poussait là, sur mon bras. Mais quelle dose de snobisme faut-il pour pouvoir supporter une telle amertume et qui plus est, prétendre que c'est joli?
Quant à Sa Majesté la Rose, trop belle pour être vraie, trop réaliste, d'un réalisme façon manequin de cire, crispante.
Mais le Séphora du centre Courier à Annecy offre une bonne partie de la gamme Lutens, et tant de barouffe autour de cette marque, dans le milieu des "nez pointus", tout de même, ça méritait enquête.
Alors hier, aux alentours de midi, nouvelle cascade olfactive: le test 4 en 1 avec Féminité du Bois, Fille en aiguilles, Bois Vanille et Datura Noir, répartis sur mes poignets et plis de coude. J'avais une réunion à l'ADMR en début d'après-midi, d'abord je me suis dit que j'allais cocoter et tant pis, le parfum avant tout, et en bonne autiste, ça ne m'aurait pas trop concerné. Et puis heureusement, il n'y a guère que Fille en Aiguilles qui se soit révélé aussi intense que tenace... Quoi qu'il faisait vraiment très chaud et que se promener avec un gros bout de sapin encensé sur le bras, par un tel temps, c'est un peu fatigant.
Enfin voilà, le premier des quatre qui a franchement retenu mon attention, facile, costaud comme il est, on ne peut pas le louper. Son nom n'avait jusque là réussi qu'à m'évoquer des talons aiguilles, mais c'était une fausse piste, piste sur laquelle je suis restée embourbée pendant plusieurs minutes - comme dans la boue avec mes talons à la noix - avant de reprendre la bonne direction et de mettre la main sur ce que ce parfum m'évoquait: le sapin qu'on s'en va couper dans la forêt à Noël (oui parce qu'à une époque, j'allais marauder du sapin dans les bois, la nuit du solstice d'hiver). Mais ce n'était pas tout à fait ça non plus... En continuant à chercher, je suis arrivée jusqu'en Utah, où j'ai eu passé quelques mois, à la frontière avec l'Arizona, quasiment dans le désert mais dans un coin de désert où il poussait quelques petits conifères qui servaient à l'occasion de bois de chauffage: ça embaumait.
Ah oui, "embaumer"... C'est seulement en lisant la pyramide que j'ai réussi à retrouver, encore, le chemin de Grenoble et de son église Saint-André qui doit être l'église la plus gourmande en encens de tout l'Isère.
Bois Vanille m'a évoqué une cuisine à l'ancienne, un peu comme une grande cuisine de manoir ou de château, avec une grande table en bois massif, des spatules en bois et des casseroles en étain dans lesquelles on aurait préparé un sirop de vanille caramélisé. Je me suis dit que ça doit plaire aux ados américaines jet-setteuses en quête de gadjets sophistiqués et de vanille déniaisée.
Pardon.
Datura Noir, lui, ne m'a pas fait bonne impression du tout. Il m'a évoqué un gel douche pour riche américaine, le genre de femme qui vit dans un appartement à la déco baroque rocco glam rock, avec des fauteuils imitation Louis XV, imitation bois argenté tapissé de peau de zèbre synthétique, par exemple. Et une salle de bain hyper moderne carelée de noir et éclairée de lumière blanche. Et un gel douche hors de prix au nom si chic "Datura noir" (prononcé avec l'accent américain à couper au couteau, hein): "So French, so chic!". Mais en fait non, c'est juste du gel douche "fleurs blanches".
Pardon.
Quant à Féminité du bois, à peine le temps de le sniffer qu'il s'évanouissait déjà. Je me suis dit que j'avais dû user de trop de parcimonie et qu'il me faudrait réessayer parce que, en dépit de sa grande timidité, il m'avait semblé intéressant, avec un petit quelque chose de Mitsouko, mais en atténué, comme une verdure boisée très ombragée, un recoin de sous-bois secret, un peu mystérieux, avec des petites odeurs de mousse piquante, peut-être...
Et aujourd'hui, nouveau test:
Féminité du Bois (sans parcimonie), Five O'Clock au gingembre, A la Nuit, Clair de Musc.
Féminité, rien à faire, même appliqué plutôt généreusement, au bout de 15-20 minutes, il n'en reste plus qu'une ombre fugace et c'est un peu frustrant. Je sors du magasin, le parfum est en train de sécher sur ma peau, je sors de la gallerie marchande, je commence à me sniffer dans la rue, il y a du vent, ce ne sont pas des conditions idéales... Et ce joli petit coin de verdure, ce sous-bois un peu caché piqué d'épices... s'envole.
Le Five O'clock au gingembre, lui, s'affirme plus nettement. D'abord une note citronnée me fait froncer le nez, non qu'elle soit là pénible mais je ne raffole pas du citron, alors je crains un peu de le sentir sur moi, même bien mis, même sage, même accompagné d'ambre, d'épices et de bois qui évoquent un thé pris sous les pins.
A la nuit : d'abord, encore une réminiscence de Fracas. A en croire que je deviens jasminophile. Mais non. Non non pas du tout. Le premier effet trompeur passé, un peu comme si, sans le soutient de la tubréeuse, le jasmin s'était étiaffé, l'odeur est devenue franchement grasse, proche du beurre, écoeurante.
Quand à Clair de Musc, il a d'abord été d'un grand ennui, propre, savonneux et puis... Et puis il s'est densifié. Ce fut un peu étrange. Au bout d'un peu plus d'une heure, il s'est mis à fleurir. Il s'est épanoui en une adorable rose poudrée. Bon, si je savais ce que sent l'iris, je serai peut-être capable de la trouver mais là, je ne vois qu'un parfum rose poudré, très "mademoiselle".
C'est un phénomène curieux, ces parfums changeants. Ombre Rose se comporte de la même façon sur moi: d'abord, pendant plus d'une demi-heure, je ne l'aime pas tant que ça, à moins de le sentir à bonne distance où flotte son odeur poudrée, mais de près, ce doit être la pêche, un quelque chose de frais, peut-être un peu acide qui ne me plait pas du tout. Pour bénéficier de son effet roudoudou, il faut attendre que se pose la rose poudrée et qu'elle finisse par tout envelopper.
Bon, le must, ce serait un parfum qui, tout en évoluant, me plairait tout de même du début à la fin. Mais j'aime bien cette idée de devoir attendre pour avoir le meilleur, ce suspense, comme on doit attendre le matin de Noël avant d'ouvrir les cadeaux.
18:14 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lutens, five o'clock, féminité du bois, datura noir, bois vanille, fille en aiguilles, clair de musc, a la nuit, ombre rose
26.06.2011
Afternoon
Bande son : chez les affreux de la zone grise, ce matin, ça: http://lesenfantsdelazonegrise.hautetfort.com/archive/201... (Henry Rollins - Just Like You) m'a donné envie d'écouter ça: http://www.deezer.com/fr/music/mother-superior/13-violets..., l'Henry Rollins' band without Henry (Head hanging low, Four walls, la la... ou encore Turbulence...et Devil Wind sur l'album Moanin').
Et puis venu l'après-midi, Fougère Bengale s'étant réduite à une petite tabatière contenant quelques brins de foin-vanillé, je lui ai dit aurevoir et rebonjour à la boutique de L'Occitane (oui, ouverte même le dimanche, c'est un appel au crime).
Malgré le double-pshitt généreux d'Eau d'Iparie sur mon poignet gauche, eh bien il n'en reste déjà pas grand chose. Sensation de quelque chose d'assez confus et voilé, embrouillé, flou, encens certes mais euh, et... et quoi? Un encens sec? Moui... Mousse? Mousse de ? Mousse? Du ciste? Du patchouli? Enfin, comme le dit, leur site, hein, je répète bêtement... Bon, ok, peut-être bien tout ça, ok, tout à la fois, ok. Mélangé. Léger. Indécis. Et en plus évanescent. Enfin, sur moi, hein. Ce qu'ils en disent, ma peau et mon nez... Hein, c'est que ça ne leur va pas.
Et sur le poignet droit, par contre, j'ai leur eau de parfum de Jasmin. Alors sur le site, c'est dommage, il n'y a pas la pyramide. Ailleurs, sur fragrantica.com, on apprend que ce jasmin est accompagné de bergamotte, lierre, fleur d'oranger, muguet, cèdre et musc (j'enrichis mon vocabulaire en anglais, c'est bien).
J'en fais tout un plat parce que, à mon plus grand désespoir, ça me plait bien.
C'est qu'il y a quelques jours, j'en étais à me dire "non mais moi les floraux c'est pas mon truc, sauf si c'est de la rose ou de la tubéreuse, nah" et "la rose et la tubéreuse m'apparaissent non comme des fleurs mais comme des êtres à part entières, c'est pour ça!", n'est-ce pas, ce genre de choses.
Et là je me dis, "merde, voilà que je deviens adepte des fleurs!". J'ai l'impression curieuse que ça ne fait pas très sérieux, que c'est plus classe de pouvoir dire "oh moi je n'aime que les parfums opulents/orientaux/boisés" par exemple. Mais les fleurs, bon, ça fait petite fleur inconsistante sans caractère un peu niaise.
Alors j'essaye de me sauver de l'inconsistance, et de l'incohérence par la même occasion, en analysant: "ah! voilà qui ressemble à Fracas, comme un bout de Fracas sans la tubéreuse, c'est pour ça que ça me plait, c'est de l'association d'idée: le jasmin (et peut-être aussi la fleur d'oranger?) est maintenant associé à la tubéreuse dans mon esprit et donc, je vais aimer le jasmin parce que ça me rappelle la tubéreuse et Fracas".
Et puis j'avais dit que je faisais un rejet de la fleur d'oranger, après avoir tester Fleur d'Oranger, de Fragonard, alors quoi? C'est juste la fleur d'oranger de Fragonard qui ne me plait pas et pas du tout la fleur d'oranger en général?
Ah! Je confusionne!
En tout cas, ce jasmin est doté d'une belle présence...
Peut-être un peu trop entêtant et "crémeux", d'ailleurs... Tiens, d'ailleurs je commence à avoir mal à la tête...
C'est bien la preuve, hein! Que c'est juste une sympathie... Comment dire... Pour service rendu: le jasmin fait belle et bonne oeuvre dans Fracas alors ça va, je l'aime bien, je lui suis reconnaissante, ok, mais c'est bien parce que je suis gentille, je n'irai pas jusqu'à l'acheter, non mais et puis quoi encore?
17:31 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : eau d'iparie, l'occitane, jasmin, fleur d'oranger, fragonard
Christ
Toujours aux aguets dans l'espoir de dénicher, un jour, un Christ souriant...


Maerten Jacobsz van Heemskerck, vers 1525
(via http://culture-et-debats.over-blog.com/article-1868626.html )

En plus net : christ-homme_douleurs_erect.jpg
Ludwig Krug + Maerten Jacobsz van Heemskerck, vers 1525-1530
Via http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2...
Bon, ce n'est toujours pas très souriant... Quoi que... Dans un sens... c'est intéressant.
12:39 Publié dans Christ, Sex | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maerten jacobsz van heemskerck, christ, culture et débats
Love and hate
Ce matin, debout à 8h, dormi tout d'un coup, "comme une masse", ce qui m'arrive environ une ou deux fois l'an, c'est bien de travailler, ça fatigue, quoi que j'ai passé l'essentiel de ma soirée au château -17h-23h30- juste debout, à surveiller avec le sourire ("non, désolée, on ne passe par là" et "je vais vous demander de bien vouloir descendre de ce muret"), à en avoir le dos fourbu et voilà, c'est bien, j'ai bien dormi... Et aussitôt réveillée, café avalé, poissons fishville dûment nourris-vendus-remplacés (oui je joue toujours à fishville), douchée, me revoilà le nez dans mes échantillons Parfums d'Empire... Alors alors, que choisir?... Oh allez, tiens, Fougère Bengale!
J'apprends donc que les "accords fougère" sont basés sur la lavande (merci auparfum.com de m'instruire).
Il a fallu que je tienne mon poignet à distance pendant quelques minutes.
J'aime pas la lavande, semble-t-il donc.
Pourtant, j'ai un petit flacon d'huile essentielle de lavandin super dans ma salle de bain et ça va, je peux m'en servir comme déodorant, il ne me fait pas froncer le nez, je ne le trouve pas du tout offensif/offensant. Mais là, cette lavande m'a donné envie de me laver le poignet, d'abord.
Mais je me suis raisonnée: "Mais non voyons, attends un peu, patiente, garde le bras dans le dos un moment au besoin, c'est du Parfum d'Empire, ça va se poser, se calmer, se développer, attends un peu!".
Alors j'ai attendu et, en effet.
Il y a un côté foin-vanillé sympathique et après un snif soigneux, alors que le poignet parfumé s'éloignait et qu'un air frais passait à nouveau par les narines encore toutes habitées du parfum, se distingua alors le tabac, qui me laissa un sourire baba.
Bon, je ne porterai pas cela sur moi, je me vois mal me promener avec une odeur de tabac et de foin sur moi, c'est trop sec à mon goût, et surtout trop masculin, quand bien même joli, mais j'aime bien l'odeur du tabac, c'est sentimental. Ce n'est pas ce qui va me transformer en fumeuse régulière mais quand je passe à côté de gens qui fument, souvent, je hume, l'air de rien.
Ah et, bien sûr, l'eau de toilette Jardins de Bagatelle (Guerlain) ne tient guère plus d'une heure sur moi, en dépit d'une application généreuse. Crotte.
Par contre, j'ai souvent eu l'impression de sentir du Mitsouko dans l'air mais je crois que c'était uniquement dû au fait que les pelouses venaient d'être tondues (désolée :D).
Et puis une jeune femme qui a passé un petit moment non loin de moi a fait frétiller ma narine : elle s'était abondamment parfumée de quelque chose qui me rappelait Poison, j'ai eu envie de lui demander quel était son parfum, mais je n'ai pas osé. Sur moi, Poison c'est pas ça mais sur elle, jeune femme au physique "gourmand", disons, un peu ronde mais pas trop, et à l'allure pimpante, habillée de rouge-rose framboise, ça faisait joli.
12:11 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fougère bengale, parfum d'empire, poison, jardins de bagatelle, mitsouko
25.06.2011
Jardins de Bagatelle
Ce matin, petit tour jusqu'au Nocibé pour tester en même temps Mitsouko et Chanel n°19.
Entre ces deux parfums verts (à mon nez, il se ressemble comme deux frères puisqu'ils sont tous les deux verts, n'est-ce pas), ma préférence va nettement au 19, adoucit par les roses. Mitsouko reste à mon nez comme une sorte de grande brassée d'épines de sapin fraîches. Le 19 serait d'avantage un bouquet de roses et de branches de sapin.
Bref, je ne raffole décidément pas du vert.
Et, sur le chemin du retour, je réalise que c'est jour de brocante et que, parfois, on y trouve de vieux flacons de parfums et, bien que je n'envisage pas de commencer une collection pour de bon... Bon, on ne sait jamais...
Je fais un tour et là, voici que je tombe sur une poignée de miniatures dont certaines encore bien remplies. Bon, le parfum vire avec le temps mais, on ne sait jamais... Certaines me tapent dans l'oeil et, tiens! il y a là un joli flacon Guerlain un peu entammé mais pas trop et un autre qui semble plein... Combien?
5 euros l'un.
Oh bah pour ce prix là... Et puis c'est pour la découverte et si ça ne me plait pas, ça reste joli...
Je demande si je peux sentir. Oui. Au premier snif, ces jardins me semble au moins sympathiques...
Et donc me voilà avec un échantillon de Jardins de Bagatelle (7,5 ml d'eau de toilette) et de la cologne Vétiver (4ml), de Guerlain.
A ce jour, j'ai essayé 4 Guerlain (Mitsouko, L'Heure Bleue, Jicky et Shalimar) sans que ça ne fasse "tilt", du tout, désolée.
Là, "Jardins de Bagatelle", déjà, j'aime bien le nom.
Bon, alors après avoir passé un moment avec Mitsouko et Chanel n°19, je me lave les poignets et je tente un petit tour aux Jardins:
Ahh! Mais voilà qui est intéressant!
Une légère note sucrée au milieu des fleurs...
Et... Mais... Ah! Mais, ahh!
Mais il y a de la tubéreuse, là dedans!!
Ahhhhghhhhh!!
Voilà, moi qui cherchais une nouvelle tubéreuse qui me plaise, bah voilà.
Elle a un petit caractère dynamique mentholé/camphré grâce au vétiver et au bois de cèdre, je présume, et ce petit "truc" doux sucré... Le jasmin?... Et c'est de la tu, c'est de la bé, c'est de la tu-bé-reuse! Une tubéreuse heureuse, vive, enjouée.
Ca va être le "parfum" de mon premier jour de travail au château, je suis contente.
Enfin, s'il tient et résiste à la canicule annoncée...
15:12 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins de bagatelle, guerlain, mitsouko, chanel n°19
24.06.2011
Friday
Je crois que je vais arrêter d'essayer des choses dans les boutiques sépho-noci-naud et compagnie. A chaque fois je suis déçue. Bon, j'apprends que ce sont des endroits décevants pour mon nez, qui vendent des choses décevantes pour mon nez, ça a ça de bien, l'instruction, seulement je crois que ça me redonne envie de boire, du coup. C'est triste.
Là, aujourd'hui, de passage dans la galerie commerciale du géant casino de seynod avec ma maman, hop, crochet par le Nocibé (où, oui oui, ils recrutent mais des gens avec des formations en ethétique ou en commerce, forcément... bon, c'est pas gagné...) et, hop, Musc de Réminiscence et L'air du Temps de Nina Ricci.
Musc, ok, du musc un peu doux-sec-finement amer (encore de l'amande amère, décidément cette semaine je suis abonnée aux amandes amères) et assez évanescent, mais tout de même un peu plus intéressant que cet Air du Temps de Ricci qui, à bien y réfléchir, ressemble tout simplement à l'odeur du pur beurre de karité de Fragonard (de la gamme Vrai).
Ah! A quoi bon?
Hier, j'ai commandé le flacon découverte 30ml d'Habanita sur le site de Molinard. Parfumerie de Grasse. Production française. Et j'aurai droit à des échantillons en prime... Des échantillons, de la découverte, de l'aventure, du renouveau, des promesses de beau!
Mon début de collection de "parfums" (entre guillemets, parce que ce sont surtout des eaux de toilette, à vrai dire) est 100% française, qu'on se le dise.
Et au "casino", à mon grand soulagement, j'ai pu trouver un pantalon noir, 98% coton, Rica Lewis, fabriqué au Bangladesh... Bon, personne n'est parfait.
17:08 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : l'air du temps, musc, réminiscence, nina ricci, france, fragonard, habanita, molinard
23.06.2011
Slough off
The regular visitors of this blog probably wonder what's happened to me. They might think I'm faking it, this new interest for perfumes. But I tell them: it's not an interest - an interest comes from the mind and, as far as I'm concerned, I can say it can also come from the Heart (I guess it's then called compassion) - but no, this isn't mind/Heart business, it's an obsession, this is a sensory obsession, the senses are involved, my root chakra has gotten mad, my nose is at the steering wheel : "I" is no longer in charge, sorry.
But still, my mind still functions and I keep an eye on the blogs I used to visit "before", in my kind of "reac"/"hard-hat" (?) past life.
Didier Goux's blog http://didiergouxbis.blogspot.com/ is one of those I visit the most, everyday when I'm home: his blogroll is quite practical, allowing to see quickly who's updated recently.
And that's how, yesterday, I gave a try to this, that I had not before: http://archischmock.blogspot.com/2011/06/osez-le-gourdin.html
Yeah, be glad that I'm not that mad yet.
Although it got me thinking and, who knows? One day I might end up filming myself sniffing at Fracas: you'll see, it's outrageous!!
So, my obsession leads me to explore the net in directions I had not tried before, guided by my nose, I found this today: http://arosebeyondthethames.blogspot.com/2009/09/minted.html
Doesn't she write lovingly about L'Occitane?
"a lady never sweats, she perspires"
Ah! So British! And I so much agree, now!
I used to talk about my "sweat" and other such uneducated things, but now I am changed.
Into a lady.
Yes.
Believe it or not, I shall not care.
I "prespire" and will never sweat anymore.
Especially now that I'm wearing Capucine by Fragonard.
How could one ever sweat wearing such a sweet beautiful fragrance?
I'm glad I bought it. Eventhough now I tend to catch sight of a light kind of soapy note that bothers me a bit but there's still the rose, the wood, the warmth, the powdery touch... Arrrgh! It's lovely!
You see? It makes me use underlining. I'm becoming tidy. That's insane.
Today I've tried Wazamba, by Parfum d'Empire, and that's been as walking into Saint André's church in Grenoble, on a burial or Christmas/Easter day, I guess (I'm not a "tradi" specialist, sorry): lots of incense! A lovely, simple, rather bare, sober incense, with a little subtle apple note (and maybe I noticed it because I read of it in the brochure) that made me think of a beautiful caramelized apple pie just coming out of a talented cook's oven, crispy as can be (the pie, not the cook). Lovely.
I kept it on for 6 hours, then, as it didn't seem to want to evolve much more, and as I wanted to go buy some new black trousers for work (starting Saturday evening), I washed it off and went downtown... and ended up in Sephora. I wanted to try to discover some new acclaimed rose fragrances ("new" to me). I had made a list.
I put on some Sa majesté la rose by Serge Lutens and Calèche by Hermès:
SMLR appeared to me as the most realistic rose fragrance I have ever tried and yet, paradoxically, very synthetic. It's weird. As if a part of my brain was telling me: "Watch out! Fake!". It held quite well on my skin and was quite invading, well present... It should have been nice but it was too much of a kind of suspect realism. A "too good to be true" feeling.
This is the third Lutens I try and don't like. Hum. Could my nose be not in tune at all with Lutens?... Sephora has got almost all of the line (except the tuberose, damn it!), so I'll see...
Calèche reminded me of Louve, by Lutens, that I tried yesterday: on my skin, a little bitter almond grows and will not leave (much smaller than in Louve but stubborn). For the rest of the fragrance, I just cannot tell what it is... I may look at the pyramid if I like, yes, but I mean my nose didn't recognize much of anything, except a quaint cosmetic creamy feel that went off...
And it made me wonder how old those perfume testers are in those shops, and for how long have they been opened?
Could those disagreeable effects that I got from some perfumes that I tried in perfumeries come from the age of the product, exposed too long to air and light? But I guess they pay attention to that sort of things in perfumeries...?
And so I washed it all off and splashed my forearm with Capucine, for relief.
Oh and I didn't find any black trousers downtown. That's insane too. I tried several shops such as H&M, Etam, Camaieu, Promod and Zara and the word "patapouf" (pata"tart/slut") came back to me (sorry, "patapouf" is not really translatable in English, I'd say, it's a wordplay here, sorry). The realm heavens of "patapouf". They were probably some lovely stuff hidden amongst the shameless awful mounds of stuff I passed by but... I saw a few black jeans, yes, but so slimy I wonder how can one get their legs in there (and keep on breathing/feel confortable). Or there was some shiny black trousers at Zara... God. Sales are roaring and no simple black trousers to be found. Black trousers are probably out of fashion this summer, I guess? Shame... I'll have to put on my dark blue velvet ones on Saturday...
21:34 Publié dans English, Life, Perfume, Politic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capucine, fragonard, calèche, hermès, wazamba, parfum d'empire, sa majesté la rose, serge lutens, a rose beyond the thames
22.06.2011
Sale
Je devrais parler d'autre chose que de parfums, me dis-je. Fut un temps où je parlais d'autres choses que de parfums...
Il y a quelques jours, j'ai pris le temps de rassembler dix de mes nouvelles fantastiques (écrites entre 2007 et 2010) dans un "nouveau" "recueil" (j'en ai prêté un exemplaire à ma mère et, pour mon plus grand ravissement, "Il ne neigera plus" lui a fait peur! :D), je les ai relues pour correction et j'ai réalisé qu'il y était, par-ci par-là, fait mention d'odeurs, de parfums, furtivement, mais voilà: le virus incubait, bel et bien.
Aujourd'hui, premier jour des soldes, j'ai parcouru les sites de Nocibé et Séphora, au cas où... Sur celui de Nocibé, Habanita, l'eau de parfum, le petit flacon de 15ml est en solde. Solde. Solde. Un peu plus de 30euros tout de même, mais... Solde. Sol... Bref.
Après avoir fait connaissance de Dyptique à la parfumerie Osswald de Zürich, avec Do Son, j'ai farfouillé sur leur site et "Dommage qu'il ne soit pas possible de commander des échantillons", me suis-je dit. Mais j'ai eu lu sur tel et tel forum que, parfois, il suffit de demander par mail quelques échantillons à un service client pour en recevoir gratuitement, alors j'ai tenté le coup et hop là! On m'a répondu par la positive en 3 minutes top chrono. J'ai fait une liste de 6 produits que j'aimerais tester, on verra...
Et puis bon, il faut se sortir un peu de chez soi de temps en temps et il ne pleuvait pas, il faisait même assez beau alors je suis allée voir ce que la boutique de L'Occitane avait en soldes... Hum. Bon. J'aime bien la Rose Quatre Reines, on le saura, et je me disais depuis quelques semaines que c'était dommage de ne pas avoir de bain moussant. Et voilà: ils avaient du bain moussant Rose Quatre Reines en sol... Et une crème au beurre de karité à la rose des vignes en sol... aussi. Bon je me tais, c'est mal. C'est très très mal.
Mais au moins, depuis que j'achète des "parfums", je n'achète plus de vêtements! Ha! J'équilibre, oui, tout de même, un peu.
Ensuite, j'ai poussé jusqu'au Nocibé & au Séphora. J'ai mis un peu de Knowing sur mon poignet gauche, du Shalimar sur le pli du coude gauche, Louve de Lutens sur le poignet droit (ils ont du Serge Lutens au Séphora d'Annecy, youhoouu!), Poison sur le pli du coude droit.
Oui, alors, déjà, je ne le ferai plus: quatre d'un coup, c'est un peu trop (je ne l'ai pas déjà dit, ça?!)... Mais je suis si avide de découvertes!! C'est dur de résister...
Bon, Knowing, c'est bizarre vu les descriptions trouvée ici et là, et vu la pyramide: ça m'a fait penser à de la craie, j'ai eu la sensation d'un parfum tout mignon, enfantin. J'aurai été incapable d'y trouver de la rose ou de la tubéreuse ou ceci cela... Non. C'était un peu trop tout mélangé pour moi, des fleurs, sans doute, oui, joli, oui, mais... Voilà, de la craie, une odeur d'enfance.
Shalimar, bien épicé, ok, oriental, ok, un peu fier, voir arrogant et... savonneux. Je suis mortifiée, tout le monde le chante et, moi, je le trouve savonneux, c'est lamentable.
Louve, ouh là là: tout de suite, un fort relent d'amertume m'est monté au visage, à en grincer des dents. J'ai cherché un moment à quoi cela me faisait penser: à l'amande amère! Sur moi, il est resté très amer, avec un fond vaguement lacté/vanillé... Mais surtout amer (je ne vois pas trop le rapport entre l'amande amère et les loups, personnellement, d'ailleurs, mais bon).
Quant à Poison, c'est lourd et une poule n'y retrouverait pas ses poussins. Ca me semblait surtout sucré, curieusement, mais je n'arrivais pas à mettre la main sur le "goût" précis que cela m'évoquait... C'est en lisant la discussion sur le sujet, sur auparfum.com, que "ah mais c'est bien sûr!" : du miel! Un miel très parfumé à je ne sais quoi, un miel des montagnes ou... Bref un miel de caractère... En y réfléchissant, ça m'a fait penser à un lait chaud très très sucré au miel et épicé. Et puis ça s'obstinait à me rappeler les bonbons à la violettes, ce qui est absurde, encore une fois, vu la pyramide. Et là encore, la tubéreuse: pas vue pas prise.
J'ai fini par me laver les bras après deux ou trois heures et je les ai hydraté avec un peu de lait pour le corps Rose Quatre Reine (qui était en lot avec le bain moussant), dont la simplicité m'a reposé les narines.
Pour finir, le 16 juin je me suis fendue d'un (premier?) commentaire sur le site d'auparfum.com, pour les beaux yeux d'Aziyadé, de Parfum d'Empire:
"Bonjour bonjour, je suis nouvelle ici et aux parfums, il se trouve que j’essaye Aziyadé aujourd’hui et c’est complètement grâce à ce site et à cet article qui m’ont donné envie d’aller jeter un oeil au site web de Parfum d’Empire, et là, la possibilité de commander 12 échantillons pour 10euros frais de port compris m’a complètement enthousiasmée. Et j’ai été encore plus enthousiasmée à la réception de mon colis : envois très très soigné et personnalisé, c’est adorable !
Bon, là, Aziyadé, ce n’est pas mon préféré (par contre j’ai franchement flashé sur 3 Fleurs et Eau Suave) et il est un peu en train de s’évanouir après avoir tenu bon pendant 6h... C’est très épicé liquoreux sucré, ça oui, mais je ne dois pas boire assez de coca parce que le coca, je ne l’ai pas franchement senti, sauf en cherchant bien... Ca m’a plus évoqué un club de jazz quelque part en Louisiane, peut-être, à l’époque de la prohibition : une touffeur un peu louche !
Quoi qu’il en soit, je teste mes petits échantillons (1,6ml en flacon spray, je trouve ça royal) avec soin et ravissement, le fort caractère de ces créations me convient tout à fait et leur complexité me laisse franchement admirative ! Alors merci de m’avoir conduite à cette jolie découverte !" (http://www.auparfum.com/?Aziyade,430)
Ce 16 juin, je me suis aussi aventurée dans la petite boutique Marionnaud de la rue Royale: depuis le seuil, j'avais repéré Flower de Kenzo, c'était l'occasion de l'essayer (avec Aziyadé sur le poignet gauche)... Son nuage blanc cotonneux poudré m'a accompagnée pendant plusieurs heures (jusqu'à ce que je me lave le poignet droit pour mieux observer Aziyadé), très joliment, mais il y avait aussi une nette note verte (du moins verte à mon nez, n'est-ce pas), assez légère, mais nette qui m'a un peu embêtée. Je ne suis pas fan du vert, voilà. Un peu trop "propre". Alors oui, Capucine de Fragonard lui ressemble mais Capucine est chaude, orientale, riche, pas verte du tout... Bien mieux pour moi!
Et en écrivant tout cela, j'écoute en boucle "Come tenderness", de Lisa Gerrard (sampler Elegy n°47), qui m'évoque la sérénité pastorale surréaliste de la petite gare de Ringlikon, sur l'Uetliberg, Zürich.
21:44 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poison, shalimar, louve, lutens, knowing, aziyadé, parfum d'empire, flower, kenzo, capucine, fragonard, ringlikon, uetliberg, rose quatre reine, do son, osswald
Come back
June 2011 - some holidays - Zurich - because (perfumes stuff at the end).

Niederdorfstrasse

A reading corner, in a church
(comes with many bibles in many various languages)

Freaks - Gross Münster

Roofs - Gross Münster



At Lindenhof

At Lindenhof

One of the craziest things I've ever seen: a symphony orchestra in a train station,
with ceiling lights.
Sommernachtsball from Caroline on Vimeo.

The observatory

Another very crazy thing - "Maman", by Louise Bourgeois


A Bruno Weber sculpture - Uetliberg


Can't get much higher than this...

The most lovely train station ever - Ringlikon, Uetliberg

Hauptbahnhof
I also visited the lovely Osswald Parfumerie (http://www.osswald.ch/) near Paradeplatz... A dream perfumerie! A very helpfull young woman sprayed some tissues with a few tuberose perfumes for me (I had a list) and put some Do Son (Dyptique) on my wrist... I will have to try the others on my skin too (Carnal Flower, Tubéreuse (Goutal), and Beyond Love - I kept the tissues in a plastic bag, it smells wonderful) but this Do Son seemed the most insteresting to me that day, quite close to Fracas - as far as I can remember/tell - and it held on my skin quite longer (eventhough not as much as Bas de Soie (by Lutens, that gave me a very well cleaned "cellophaned" skin effect (made me think of Sanex shower gel)) and Chanel n°19 (that made me think of a Mitsouko with rose) that I tried on in others perfumeries... Oh and I also tried Flowerbomb and it should rather be called Juicebomb)... This shop has some italian brands I had not read about before, as Profumum Roma that has a "Tuberosa" that is said to resist even to a shower.
I guess I could be tempted to try it on some day...
17:46 Publié dans English, Life, Perfume, Photo, Travel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zurich, parfümerie osswald, uetliberg, bruno weber, sommer nachts ball
