30.09.2011
Couleur 3
Couleur 3 est en train de devenir une radio R&B, rap & compagnie.
Je me meurs.
Je me retrouve donc à écouter RMC le matin, comme ma mère.
Avant-hier, j'ai même acheté L'Almanach Savoyard 2012, Numéro 67.
Bon, je remets Killing Joke, tout de même, c'est mieux pour mon hypotension.
On m'a dit récemment que je manque d'émulation.
Je ne fréquente plus personne qui écrive, par exemple. Voilà bientôt un an que je n'ai écrit de nouvelle nouvelle. Et mes mains se portent mieux de ne plus trop toucher à l'ordinateur. Du coup, je confirme que Gogol, c'est bien.
En matière d'écriture, j'ai un peu la sensation d'être une grosse baleine ventripotente échouée sur une plage, qui attend la marée haute et la marée ne vient pas.
Je me demande si je ne pourrais pas réussir à rouler jusqu'à l'eau, en faisant un petit effort.
Ce qui me fait penser que j'ai appris à rouler (des clopes), le weekend dernier. C'est une petite occupation fort plaisante, parfaite excuse pour ignorer royalement les gens inintéressants à côté de soi.
J'ai réussi à passer ce petit moment délicieux dont je rêvais: assise sur un bord de trottoir avec un martini (blanc), en bonne compagnie, à la porte d'un bar, à la nuit tombée.
08:01 Publié dans Life, Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2011
Mandy Aftel - my new love

Testé aujourd'hui : Parfum de Maroc (version liquide), d'Aftelier Perfumes (Mandy Aftel). Appliqué vers 11h30, bien présent pendant 4-5h, toujours accroché - quoi que devenu discret - à 21h.
Il m'a évoqué une tombe ancienne, quelque part au sud de la Méditérannée, pas en Egypte mais peut-être en Turquie, au Liban ou en Irak, une tombe ancienne où une momie toute enduite d'encens, de résines et d'épices précieuses, aurait passé quelques millénaires en compagnie de gros bouquets de roses, des roses dont le parfum suave et miellé n'aurait aucunement été altéré par le temps.
Et, curieusement, puisque mon cerveau sait bien que je n'ai pas les moyens de m'offrir une "grande" bouteille de cette petite merveille (50$/30 euros/2ml, frais de port compris), il me dit : "Tu ne peux pas t'offrir ce délice, alors console-toi avec Coco de Chanel!".
21:18 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mandy aftel, aftelier perfumes, parfum de maroc, rose, encens, spices, épices, love, coco, chanel
23.09.2011
Update
Ma tendinite (aux mains) semble bien décidée à s'installer et même à progresser. Hier soir je me suis couchée avec des douleurs dans les poignets et le coude gauche. L'usage de l'ordinateur (surtout du clavier) semble ne rien arranger alors je vais peut-être (tenter de) diminuer le temps que je passe online.
Vous m'en voyez vraiment navrée mais j'ai passé une partie de la nuit à me demander s'il va falloir que j'en arrive à démissionner de mon job prochainement pour pouvoir me soigner.
Donc je suis un peu d'humeur bof, globalement, là, pour tout dire.
Soyez sage.
08:06 Publié dans Life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2011
Having Yogi Tea
Yes, Yogi Tea, the classic.
Petite visite chez ma doctoresse hier. Ce que j'avais d'abord pris pour des courbatures, mi-août, et qui depuis durait, durait... Bon, la bonne nouvelle c'est que ce n'est pas de l'arthrite. C'est une petite tendinite. J'écris les mains suspendues au-dessus de mon clavier/de ma table parce que quand je les pose, c'est, disons, inconfortable.
C'est le genre de truc qu'on doit dire lors de la visite à la médecine du travail?
Ces dernières semaines, je me suis demandée s'il est possible de devenir fétichiste des fleurs et des parfums.
Ma libido s'en est aller se promener par les sentiers qui fleurent bon.
Je passe des heures béates à penser parfums/fleurs/cosmétologie.
J'ai réussi à dénicher quelques fabriquants de cosmétiques bio artisanaux français.
J'aimerais trouver une lotion tonique qui me permettrait de me débarbouiller le matin sans me déssecher la peau, sans avoir à mettre de crème ensuite. Un lavage par jour, le soir, me semble suffisant, avec juste un petit débarbouillage le matin pour rafraichir le terrain, disons... Et l'eau de lavande me semble un chouilla trop douce.
La page des hydrolats d'aroma-zone est restée ouverte depuis hier soir. Je vais peut-être finir par verser dans le fait-maison...
21:23 Publié dans Life, Perfume, Sex | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.09.2011
Bio
Cette tomate est "bio" (du moins, c'est ce qui était écrit sur l'étiquette, elle a été achetée dans une superette bio) :

Pensez-vous que...
- Elle est toute tordue, la pauvre petite, personne n'en voudra jamais, même si en vrai elle est gentille à l'intérieur.
- C'est du faux bio, en vrai c'est une tomate mutante ogm qui vient de Mars et elle est sans doute hautement toxique ou pour le moins immangeable.
- Elle est bizarre, le bio ça a un goût bizarre, je ne mange pas ce qui est bizarre.
- Le bio on s'en fout, elle est sûrement aussi dégueulassement insipide que toutes les autres cette année à cause de toute cette flotte qui nous a pourri tout l'été.
- Les tomates tordues, ça ne se vend pas, les engrais font de si belles choses! il n'y a que ces crétins d'extrêmistes baba cool pour vouloir revenir à l'obscurantisme du moyen-âge et à ses légumes tous pourris bizarres dégueux pas beaux.
- Il lui pousse des cornes, c'est la preuve que c'est une tomate sataniste et que heidi est une sorcière.
Bon, en vrai, ces tomates sont bonnes, sans doute pas à se damner mais meilleures que bien d'autres.
Tout ça pour continuer sur le thème du parfum "naturel".
Il y a deux-trois jours, je suis tombée sur ça :
"...il est important de rappeler aux consommateurs que sans la synthèse, il n’y aurait pas de beaux parfums", sur le blog de monsieur Nicolas Olczyk.
Il y a quelques mois, quelques semaines, voir quelques jours, je me serais dit "bon, c'est un avis comme un autre", mais après avoir commencé à tester des parfums "bio"... Je me dis que soit ce monsieur n'en a jamais essayé un seul et il parle en toute innocence/ignorance, et pour un pro, c'est inquiétant, soit... je ne sais pas, c'est un extrêmiste de la synthèse, comme d'autres le sont du bio?
Pourtant, la phrase qui précède celle que je viens de citer - "la qualité d’un parfum est aussi fondée sur sa capacité d’innover… Et non sur le fait qu’il soit 50, 75 ou 100% naturel !" - laisse entendre que monsieur Olczyk concède qu'il puisse exister des parfums naturels de qualité...
Et puis, vlan! en fait non.
Il semblerait que, en France, la grande majorité des blogueurs perfumistas et autres professionnels du parfums, fassent une sorte de rejet du parfum bio/naturel. Souvent, on peut lire des choses comme "pfff, le parfum bio, c'est un truc marketing pour les bobo baba parisiens!" et puis "...Je ne jure que par mon Chanel N°5, Môa, et puis je collectionne tous les Lutens, Môa!".
Pardon mais pour trouver des critiques de parfums bio en français... Euh. Bah faut chercher. Je n'en ai trouvé qu'une d'un parfum Sharini (chez Grain de Musc), et encore! Elle remonte à l'année dernière.
Il pourrait au moins y avoir des critiques critiques, des critiques acerbes, des critiques rigolotes, des critiques de nez avisés, des critiques de nez bouchés, mais des critiques quoi!
Mais non, presque rien.
A croire que les perfumistas français crachent sur le naturel, autant que sur l'artisanat, le fait main, les traditions, le retour aux sources... Ou qu'ils sont franco-centrés (les parfums bio français semblent assez rares et quand le sujet est abordé, c'est en général pour citer l'Artisan Parfumeur et Honoré des Prés, ou à la rigueur La Via Des Profumo, et c'est tout) ou qu'ils ne maîtrisent vraiment pas bien l'anglais.. Mais même les deux blogs bilingues que je connais (Grain de Musc et celui d'Elisabeth de Faydeau), à les parcourir, ne semblent guère au fait de l'existence de la parfumerie naturelle anglosaxonne ni de l'engoument qu'elle semble susciter dans d'autres pays.
Non.
A croire qu'il n'y a que la chimie française qui vaut le détour et que les américains sont des crétins finis et que ça ne vaut même pas la peine d'en parler.
Dans le livre Le parfum d'Annick Leguerrer, il est pointé que les cultures de fleurs et autres matières premières végétales "sont soumises aux aléas de la nature. Selon les années, le produit sera plus vert ou plus fleuri et surtout la régularité du volume d'approvisionnement n'est jamais garanti."
Et l'industrie n'aime pas ça, l'incertitude et les restrictions. L'industrie m'apparait souvent comme une obèse qui ne peut songer à s'arrêter de manger, qui veut "toujours plus", tout le temps, pour conserver un bon taux de "croissance", comme elle dit.
En ce qui me concerne, ces histoires d'aléas climatiques m'évoquent le vin et les vicissitudes des vignerons, l'alternance de mauvaise année, bonne année, et autres grands millésimes.
Ainsi, la production de parfums naturels ne pourrait-elle pas être comparable à celle du vin? Année à iris, année à rose, année sans jasmin... Nécessité d'adaptation, humilité, créativité sans cesse renouvelée au feu de la confrontation avec les éléments, osmose avec la nature, harmonie et paix sur terre!
Ah décidément, je ne suis qu'une salle hippie!
22:02 Publié dans Life, Livre, Perfume | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : parfums naturels, sharini, grain de musc, nicolas olczyk, annick leguerrer, millésime, hippie, peace, tomate, bio
Washing the washing machine
Depuis quelques temps, certains de mes vêtements, en particulier les plus vieux (par exemple des tshirts de 3 ans d'âge, quoi que toujours impeccables), puaient dès que je les sortais du placard. Une odeur de vieux plastique. Et certaines serviettes se mettaient à sentir le moisi après avoir servi à peine quelques heures.
Ma salle de bain a beau être "borgne", il y a tout de même une petite bouche d'aération (euh, bon, ok, elle était bien encrassée jusqu'à récemment), ce n'est pas là que je fais sécher mon linge. Il sèche au salon, derrière la baie vitrée où le soleil tape bien dans l'après-midi. Cet été, le linge séchait même systématiquement au "grand air" (air de la ville, mais bon, je ne vais pas aller faire ma lessive à la campagne chez ma mère, quand même, pour avoir du vrai grand air). Et si la salle de bain est, certes, un peu humide, que la tapisserie commence à s'y décoller (après avoir tenu correctement pendant 15 ans), la chambre où je range mon linge, elle, ne souffre pas de problème d'humidité.
Dépitée par ces mauvaises odeur, j'ai commencé par penser que ce linge était simplement trop vieux, j'ai jeté deux ou trois serviettes, et un ou deux tshirts. Ca a fait de la place mais les mauvaises odeurs persistes et je ne vais quand même pas tout jeter et puis j'avais un doute sur la raison des mauvaises odeurs alors je me suis documentée sur internet.
Vendredi soir, j'ai passé un long moment à lire le fil des commentaires de cette note:
Mais cette serviette pue !
Dépitée de ne trouver chez moi ni javel, ni vinaigre blanc, j'ai commencé par décliper les compartiments à lessive/adoucissant/javel de la machine et par laver, enfin essayer de laver tout ça avec du gel javelisé. J'ai pris conscience à quel point le compartiment adoucissant était dans un état lamentable (et à quel point il est impossible d'y enfiler ne serait-ce qu'une brosse à dent pour frotter un peu, c'est très frustrant et il faut user d'eau très chaude et secouer fort pour décoller un peu toute cette crasse).
J'ai aussi décidé de m'attaquer au filtre... Avant d'avoir lu le commentaire qui disait à peu de choses près : "attention, en dévissant le bouchon il y a toujours un peu d'eau qui s'écoule".
Bref.
Après, j'ai fait un cycle à vide, à 90°, aux cristaux de soude.
Hier matin, avant d'aller passer la journée dans le Jura, je suis allée acheter de la javel, du vinaigre blanc et du désinfectant pour le linge.
Ce matin : toujours à 90°, j'ai fait un cycle à la javel, un au vinaigre... En prenant soin de faire un rinçage supplémentaire entre les deux, parce que le vinaigre et la javel produisent des émanations toxiques, alors j'ai préféré être prudente pour éviter tout risque... Et à la fin de chaque cycle: vidange du filtre.
Maintenant, je suis devenue une pro du dévissage du bouchon du filtre: je surélève le devant de la machine, je mets un linge dessous, un récipient sous l'ouverture du filtre et, APRES, je dévisse le bouchon.
A la première vidange, l'eau qui est sortie de là puait fort l'eau croupie. Après la machine de blanc que j'ai fait cet après-midi (avec du désinfectant linge), l'eau sortie de là ne sentait plus rien du tout.
C'est un truc que je n'avais simplement jamais fait, m'occuper de ce filtre, depuis 5 ans environ que je me sers de cette machine.
C'est ballot, c'est le genre de truc qu'on n'apprend pas à l'école... Du coup, ça ne m'était jamais venu à l'esprit...
A présent :
- Je vire l'assouplissant classique et je le remplacerait par du vinaigre blanc.
- Je m'efforcerai de vidanger le filtre assez souvent, voir après chaque machine (j'en fait environ une par semaine, c'est pas le bout du monde), en le laissant ouvert pour que tout ça prenne l'air au lieu de croupir (oui, faudra bien penser à reboucher avant de refaire une machine... c'est pas gagné).
- Nettoyage de la machine tous les mois: un cycle à vide à 60° avec environ 1/2 litre de vinaigre blanc.
- Utilisation du désinfectant de temps en temps.
Si mon linge continue à puer après tout ça... Eh bien j'aurai au moins nettoyé la machine.
Et pendant qu'elle tournait, j'ai repris Les Ames Mortes de Gogol. Vers la fin du premier chapitre, cette simple petite phrase m'a plongée dans une rêverie béate:
"Afin de rendre ses paroles plus persuasives, il tendait à ses contradicteurs sa tabatière en argent émaillé, que parfumaient deux violettes."
Et donc oui, hier, j'ai passé la journée dans le Jura avec ma mère et sa cousine, le neveu de ma mère nous a rejointes pour le déjeuner, on a bu du porto et du rosé d'Anjou, au déssert il y avait un cake au rhum et à la vanille, il n'a pas plu et j'ai conduit à l'allée et au retour, bien 2h30 de conduite, quand je suis arrivée chez moi, j'avais la sensation que mes mains vibraient encore (oui, un volant, ça vibre), elles étaient toutes rouge et la droite était légèrement enflée. Du coup, aspirine et dodo à 20h15.
Enfin voilà, ceci dit, je viens de faire une note sur l'entretien d'une machine à laver et je suis très fière de moi. Je me sens devenir une femme avisée.
20:19 Publié dans Book, Life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entretien de la machine à laver, vinaigre blanc, filtre, jura
16.09.2011
Sharini & Illuminated Perfumes
Les parfumeurs "bio" sont un peu les réacs de la parfumerie : ils veulent faire les choses à l'ancienne, sans matériaux de synthèses, et dire "fuck" à l'Europe et à ses réglementations à la con.
Quand j'ai commencé à m'intéresser aux parfums, je croyais que les seuls "parfums" bio disponibles étaient les déodorants Weleda et les eaux de toilettes Melvita. A force de surfer sur les blogs et autres forums, j'ai découvert plein d'autres choses.
Par exemple Sharini (France) et Roxana Illuminated Perfume (USA), tous deux membres de la Natural Perfumers Guild.
C'est sur le site de Sharini et à la boutique d'Etsy que j'ai commandé quelques petites choses, pour voir, et voici ce que j'ai reçu hier :
De Sharini:

Des fleurs!

On en met un peu partout mais ça ne pique pas, c'est charmant et ça sent très très bon!

Encore des fleurs!

Les quatre créations bio de Sharini en mini spray de 2ml, le tout pour 18 euros, frais de port compris.
Roxana Illuminated Perfume :


Trois échantillons de "concrètes" de parfums en mini pot rose, pour 25,50$/un peu moins de 19 euros.

Le sceau de couleur est là pour indiquer lequel est quoi. D'ailleurs, heureusement que les noms des parfums que j'avais choisi figuraient sur le bon de commande reçu par mail, sinon j'aurais peut-être eu un doute: certaines couleurs se ressemblent un peu...
Et oui, je préfère mille fois dépenser tous ces sous en échantillons de parfums plutôt qu'en séances de ciné, fringues, chocolat, lustre pour ma salle à manger, coupe chez le coiffeur/etc...
... Même si les trois échantillons de Roxana Villa me laissent un peu dubitative.
J'ai d'abord essayé Rosa. Ma première impression, c'est que c'est très miel.
Sur Etsy, on peu lire que les ingrédients de base de ces concrètes sont l'huile de graine de jojoba et la cire d'abeille naturelle/"unbleached". Il m'a semblé que c'est surtout ce que je sentais: la cire d'abeille, quoi que je ne sois pas sûre d'en avoir déjà senti, mais en tout cas ça sentait fort le miel.
Ensuite, oui, la rose, une rose un peu boisée.
Dix minutes après avoir appliqué cette "cire", je pensais déjà un peu à autre chose, je surfais sur le net, j'ai sniffé mon poignet et j'ai eu la sensation qu'une rose venait de surgir juste sous mon nez.
C'était très joli.
Mais voilà: je n'arrive pas à en dire grand chose d'autre.
Il fallait que je colle ma poignet juste sous mon nez pour arriver à sentir quelque chose et au bout d'une heure je ne sentais déjà plus grand chose du tout.
En fin de journée, j'ai testé les trois en simultané (poignet/plis du coude). J'avais du mal à distinguer Rosa d'Aurora. C'est Vespertina qui m'inspirait le plus: une rose piquante, épicée, la plus "caractérielle" des trois, corsée. Mais c'est Aurora qui a survécu le plus longtemps: j'en avais appliqué une plus grande quantité et, du coup, ma peau est restée là bien beurrée plus longtemps.
Un peu déçue, donc... Mais il est à envisager que mon nez ne soit pas assez finaud pour ce genre de produit et les versions liquides de ces parfums me parleraient peut-être d'avantage... Mais je crois que j'irai explorer, éduquer mon nez et dépenser mes sous ailleurs avant de prendre la peine de vérifier.
Hier après-midi, un peu avant de partir travailler, et alors que Rosa avait fini de disparaître, sur mon autre bras, j'ai pshitté un peu de Jasmin Céleste, de Sharini.
Les sensations furent nettement plus fortes et distinctes.
C'était nettement hespéridé, peut-être un peu trop à mon nez, mais c'était aussi boisé: ça m'a évoqué la sève de l'arbre, le bois encore humide et poisseux fraîchement coupé. C'était nettement "texturé", "juteux", comme concret, bien foutu, palpable, joli à croquer, et puis j'y ai aussi retrouvé le charmant couple jasmin-rose de Trois Fleurs, de Parfums d'Empire...
La tenue est assez bonne (pour un parfum bio?), d'environ 4-5h sur moi (j'ai pris ma douche avant qu'il ait complètement disparu) mais la présence reste discrète (à mon nez): là aussi, il faut se sniffer d'assez prêt pour sentir quelque chose.
Mais aujourd'hui, j'ai essayé Ambre Essentiel.
- - - Attention!! Sillage! Sillage! Sillage! - - -
Je mets les discrets et les migraineux en garde, oui, je suis gentille.
Et bon, oui, j'exagère peut-être un peu. Je doute qu'on ait pu me sentir à vingt mètres... Mais moi, je me sentais moi-même, alors que je ne m'étais parfumé que le plis du coude droit, c'est dire que ce parfum est doté d'une jolie présence!... Bon, je reconnais, j'avais pshité généreusement.
Toute la matinée, j'ai travaillé ambrée, j'étais ravie, ce n'est qu'en milieu d'après-midi que cet ambre a commencé à fatiguer et, dix heures plus tard, bien qu'il soit toujours là, je ne le sens plus que de près.
L'ouverture m'a surprise: très "miel" et très "rose", et j'ai alors vu des ponts olfactifs apparaître dans ma tête entre le miel, la rose et l'ambre et, ça, c'était franchement instructif.
Ensuite, ça c'est développé en vraie résine pure mais pas dure : ça sentait le maquis, le soleil, c'était un peu médicinal mais pas au point d'en être rebutant et la rose miellée restait toujours là, comme nichée dans les cistes.
Très très joli.
Ps: hier, j'ai renouvelé mon inscription à la bibliothèque de Bonlieu, j'ai emprunté une intégrale des oeuvres de Gogol et deux bouquins sur les parfums, ensuite j'ai fait un tour à Sephroa, j'ai glissé quelques mouillettes dans le Que Sais-Je "Le Parfum" de Jean-Claude Ellena et, une fois que j'ai eu retrouvé ma mère à la gare (on venait y accueillir sa cousine), elle qui hausse souvent les épaules quand je lui fait sentir quelque chose, en me disant "oui, hof, ça sent bon" , là je lui ai fait sentir Mitsouko : elle s'est éclairée, elle aime, c'est un verdict "sans appel".
PPS: quelques liens vers d'autres blogs, à propos de Sharini (ils datent tous de 2010, je n'en ai pas trouvé de plus récent):
Grain de musc
Ca Fleur Bon
Providence Perfume
19:27 Publié dans Life, Perfume, Politic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sharini, natural perfume, roxana illuminated perfume, organic perfume, ambre, jasmin, rose, ciste, parfum naturel, parfum bio, miel, bee happy, roxana villa, nicolas jennings
13.09.2011
Scrub!
Après avoir passé des heures, ces derniers jours, à contempler des "handmade bath scrubs" américains ou british, je me suis dit que, plutôt que d'en faire voyager des pots par avion, il serait plus créatif, économique et écolo d'essayer d'en faire moi-même.
Après avoir consulté quelques recettes sur internet, j'ai suivi l'inspiration du moment et hop :
- 4 cuillères à café de cassonade
- 1 cuillère à café d'eau de lavande (bio - Ladrôme (je me demande si toutes les eaux de lavande sentent aussi bon?)
- 1/2 cuillère à café d'huile d'amande douce (bio)
- 2-3 gouttes d'huile essentielle d'Ylang Ylang
- 2-3 gouttes d'huille essentielle de Patchouli (bio)
"2-3 gouttes" parce que mes flacons d'huile essentielles ont tendance à s'emballer un peu une fois la tête en bas et il faut être rapide pour ne pas trop en mettre et, du coup, pour ce qui est de compter les gouttes, euh...
Je n'ai vu nulle part de gommage contenant de l'eau florale mais je me suis dit que ça me permettrait d'économiser de l'huile (le flacon est tout petit).
Le gommage, ça s'applique en massage sur tout le corps, après s'être savonné et rincé, sur peau encore humide.
On masse pendant quelques minutes, et puisque ça sent bon, c'est vraiment très très agréable... Oui, l'eau de lavande, l'ylang ylang et le patchouli, je n'avais aucune idée de ce que ça allait pouvoir donner... Ca sent très bon! Le patchouli prédomine, arrondit par l'eau de lavande et l'ylang ylang, et ça donne un parfum assez chaud et boisé. Ensuite, il faut simplement se rincer et faire attention en sortant de la baignoire ou de la douche parce que ça reste un peu huileux et glissant, toute cette affaire.
Ensuite, on se sèche délicatement, sans frotter comme une grosse brute, de façon à rester tout parfumé et "hydraté".
Et oui, ainsi, l'odeur persiste (je la sens encore 4h après la douche), c'est merveilleux, la peau est toute douce, c'est merveilleux.
A part ça, aujourd'hui, j'ai appris que Le Couvent Des Minimes est une "sous-marque" de L'Occitane, une marque qui fut d'abord créée pour le marché américain et qui n'est sortie en France que plus tard.
En visitant le site du CouventDM, on a un peu-beaucoup l'impression que c'est une marque qui existe depuis lonnnngtemps... Alors que non, pas du tout.
Ca fait un peu attrape-nigaud, en somme.
D'un autre côté, les produits de L'Occitane, ce n'est pas tout à fait de la pure crotte non plus... Donc, bon, l'un dans l'autre... A voir (je réessayerai vraiment bien leur eau de toilette Fleur d'oranger).
Enfin voilà, je passe un temps hallucinant à surfer sur des blogs "beauté", etsy.com, ou des sites de parfumeurs "bio"...
Il faudrait peut-être que je m'inquiète mais ça me rend tellement guillerette et ça ne fait tellement pas de mal à qui que ce soit que, franchement, pourquoi s'en priver?
Ah si, voilà pourquoi: il faudrait que je me cultive, que je me réinscrive à la bibliothèque, que je lise...
Par exemple, le soir du dîner à Challe les Eaux, la semaine dernière, pendant que j'attendais de pouvoir me mettre les pieds sous la table, j'ai lu les premières pages des Ames Mortes, de Gogol et j'ai a-do-ré. Ca m'a rappelé le plaisir que j'ai eu à lire du Colette: comme Gogol, elle me fait découvrir tout un vocabulaire surrané, des noms d'objets inconnus, dont l'usage s'est perdu...
Si je parviens à m'extirper la tête de mon ordinateur et à retourner à la bibliothèque, j'emprunterai du Gogol.
Ah et je commence à me suspecter d'arthrite.
C'est pas des blagues. Aux alentours de la mi-août, j'ai cru que j'avais des courbatures aux mains, suites à tout ce travail manuel et ménager.
Sauf que les courbatures, d'habitude, ça passe. Là, non. Tous les matins, je me réveille avec les mains toutes engourdies et endolories, elles ont besoin de quelques secondes de plus que moi pour se réveiller. Une légère douleur diffuse persiste dans presque toute la main tout au long de la journée, et s'intensifie après un effort (par exemple: essorer une serpillère).
Donc je vais bel et bien avoir trente-cinq ans en décembre prochain, n'est-ce pas.
21:35 Publié dans Life, Livre, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bath scrub, recette gommage bio, sucre, couvent des minimes, l'occitane, eau de lavande, patchouli, ylang ylang, colette, gogol
12.09.2011
Chemistry
Boulimique de parfums, d'odeurs, de découvertes olfactives, et après quatre mois d'explorations relativement intensives des parfumeries "mainstream", je commence déjà à me lasser, alors je vais ailleurs, un peu plus loin, par exemple sur le web américain, et ça donne ça :

For Strange Women, mon premier achat outre-atlantique. Vraiment très joli.
Ce sont des huiles parfumées "100% natural. phthalate, paraben, synthetic, alcohol, petroleum, and cruelty free... Botanical perfumery".

Moss & Ivy : d'habitude, les parfums verts ont tendance à me faire grincer des narines, un peu comme les hespéridés ont tendance à me faire grincer des dents. Mais j'aime la mousse, j'aime le lierre (et la photo), alors j'ai tenté ma chance. Et en effet, comme la mousse, toute douce, cette verdure m'a fait un effet sympathique, ni crissant, ni crispant. Pas d'effet Eau du soir de Sisley, avec ses notes herbacées un peu sisaillantes à mon nez, pas non plus d'effet "narcisse croquant" à la Ninfeo Mio de Goutal. Cette petite chose m'a d'avantage évoqué une petite fée des bois, toute scintillante de verdure.
Il m'a semblé que c'était très "petitgrain", mais il faudrait que je le sente à côté de mon huile essentielle de petit-grain pour vérifier.
November : à peine appliqué, il n'a pas fait long feu sur moi. Il m'a semblé percevoir la présence du néroli, un effet "cologne" et puis pas grand chose d'autre.
Decadance & Debauchery : celui-ci serait à essayer en même temps que Sables, d'Annick Goutal, tant il me l'a rappelé, un Sables toute fois dépouillé de ce qui m'était apparu comme un aspect "marin" (qui n'avait duré que deux ou trois heures avant de laisser toute la place à de jolies rondeurs épicées). Très joli, chaud, rond, et d'une tenacité assez surprenante: je le sentais toujours facilement au bout de 9h et il en restait une petite trace encore 20h plus tard.
J'aime bien le bio, j'aime bien le naturel et la nature. J'aime le principe du bio : en achetant bio, je considère que je ne présèrve pas seulement l'Environnement mais "mon" environnement. L'environnement n'a pas besoin de moi pour se préserver. Qu'il tousse un peu et je disparais. Par contre, que je le bétonne, que je fasse disparaitre les abeilles... Et là, c'est moi qui vais tout de suite vachement moins bien.
Bref, j'aime la verdure et les petites abeilles parce que c'est beau et bon.
J'aime nettement moins la crasse noire qui se dépose à une allure formidable sur le sol de mon balcon alors que je n'habite qu'une "petite" ville. Je contemple mon balcon crasseux et je me dis que je respire déjà assez de cochonneries pétrolières pour ne pas nécessairement en rajouter de mon fait, surtout quand ces "cochonneries" coûtent un bras.
Je m'intéresse donc à la parfumerie naturelle par pragmatisme, parce que ça pourrait être beau et bon, en plus d'être un terrain d'aventures olfactives en plein développement.
Cependant, malgré tout mon pragmatisme, je ne suis pour le moment absolument pas prête à renoncer à Habanita, aussi synthétique soit-il. Par curiosité, et parce que je préfère la conscience à l'ignorance, j'aimerais beaucoup en connaitre la composition exacte. Je me prends à rêver d'assister à la fabrication d'Habanita. Je pense aux gens qui en connaissent la composition et qui se marrent peut-être bien en lisant les chroniques de blogueuses qui en vantent la rose, le vétiver, que sais-jà... Alors qu'il n'y a peut-être plus nulle trace de ces essences dans le flacon.
J'aimerais bien savoir.
J'aimerais bien savoir si un parfum "naturel" peut vraiment me faire un effet aussi fantastique qu'Habanita.
Après avoir passé plus d'un mois à sniffer régulièrement mes absolues de tubéreuse et de jasmin, je me rend compte que ma perception en évolue et qu'avec elle évoluera sans doute ma perception des parfums "grand public". Je continuerai sûrement à me procurer des absolues "vraies de vraies" afin d'éduquer mon nez. Ma réceptivité aux parfums naturels, réputés plus subtils que les "main stream", s'aiguisera probablement et peut-être finirai-je par me dégoûter "naturellement" des parfums de synthèses, et peut-être même d'Habanita.
On verra bien.
21:10 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : natural perfume, for strange woman, moss and ivy, novembrer, decandance & debauchery, habanita, écologie, sables, goutal, eau du soir, sisley, bio
11.09.2011
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Avoir la sensation qu'un vaste espace-temps s'ouvre à soi, libre d'entraves, de barrières, dépouillé, vide de toute autre présence que la notre et se sentir vraiment très, très bien, un peu comme un cheval sauvage au Far West.
Je recommence à travailler demain et, cependant, probablement en partie parce que j'aurai énormément de temps libre, cela ne me pèse en rien. Je connais le job, qui est pour moi très peu stressant, et c'est l'une de ses qualités majeures : ainsi, il ne me pèse pas. Je travaillerai peu, ce qui est un inconvénient financier certain, et pourtant ça va, je ne m'inquiète pas. On verra.
C'est chouette.
Cette nuit, rêve étrange: un homme, un "méchant", tente d'assassiner une femme, à l'arme blanche ou quelque chose comme ça. Ils en viennent à se battre, à rouler par terre. Un homme intervient et réussit à prendre le dessus. Il maîtrise le "méchant" qui, se voyant "fait", tente alors de se suicider d'une façon fort originale: il tente de se faire en quelque sorte hara-kiri et cherche à se transpercer le crâne, à un endroit assez cocasse: la racine du nez, plus exactement quelque part entre l'oeil gauche et la racine du nez. L'autre homme, qui ne cherche pas sa mort, parvient à l'en empêcher.
Comme si le rêve associait le nez à la vie.
09:09 Publié dans Dream, Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
