22.11.2011

Blogstory

Petit désintérêt pour le blog. Je continue à lire les habituels, mais écrire ici ça devient... Enfin, écrire tout court, à vrai dire, en ce moment, ça se fait rare.

Aujourd'hui, acheté Ceremonials, de Florence + The Machine.
De l'encens.
Du déo Sanoflore.

Hier c'était journée analyses.
Mon cholestérol est de 1,15g/litre, n'est-ce pas, soit nettement en-dessous des valeurs normales de 1,50/2,20, et mes tryglycérides sont eux aussi dans les chaussettes, comme d'hab, à 0,24 g/l (mon dieu, eux, ils ont même baissé depuis l'année dernière - valeurs normales: 0,50/1,50) ce qui est très intéressant puisque cela veut dire que je vais pouvoir continuer à me gaver de chips.
Et il n'y a pas de traces de facteurs rhumatoïdes, donc ça va, mes mains rouillées au réveil, ce n'est pas du rhumatisme, c'est cool.
Et puis je ne suis pas franchement anémiée non plus, à 23ng/ml, vu que la "normale" la plus basse est de 15 (la plus haute de 250).
Tout va bien, donc, jusque là.
RDV pour une échographie mammaire la semaine prochaine, mais les kystes ça va ça vient donc on s'en fout.

Et puis je suis partie en quête d'un labo qui voudra bien se charger d'une analyse de parfum, pour le fun, à condition que ça ne coûte pas deux bras. Un je veux bien, mais pas deux, sinon, la vie deviendrait vraiment compliquée.

Alors donc j'écoute Florence et surtout Seven Devils, volontiers en boucle : "I was dead when I woke up this morning, I'll be dead before the day is done... Seven devils around me, seven devils in my house..." (). Cool, je me rabiboche avec mon petit gothisme, du coup.

En regardant le clip de What the water gave me, je me suis dit que, Florence, j'aimerais bien l'entendre chanter avec Lisa Gerrard.
Elle m'a aussi rappelée Jeff Buckley et puis Eurythmics et puis Kate Bush.
Et elle me donne envie de chiner frénétiquement plein de fringues et de petits bijoux cocasses sur ebay.
Là, du coup j'ai trouvé un garouda en pendentif. Je suis contente. Quand je mourrai, j'aurai plein de garoudas chez moi. Pour le moment, j'en ai deux. Ca avance.

Ah et le savon Saponaria de la savonnerie Saponnaire fait un peu onduler mes cheveux. Je ne sais pas si c'est bon signe mais ça me plaît bien.

J'ai découvert le plaisir simple et dépouillé qu'il y a à parler de ma santé : comme ça, je ne parle pas du reste, compliqué et... vraiment très compliqué. 

Enfin, non. Je pourrais aussi me mettre à parler de ce qui me met en rogne mais, comment dire...
Ah si, par exemple, j'ai une vidéo sur laquelle on voir le fils des voisins de ma mère faire du quad sur le chemin d'accès qui longe le jardin et permet d'accéder aux maisons qui sont derrière celle de ma mère.

Ah, c'est là qu'il faut que je mette une photo.

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Ouaip, maintenant, ce genre de petit désagrément, comme un gosse de 12 ans qui fait des allés-retours en quad à fond la caisse sur un chemin privé, ça me donne envie de viser les roues. Pour être gentille.
J'ai des envies bizarres.
Rester en plein milieu du chemin la prochaine fois que je croise une moto sur un chemin de campagne avec le chien. Rien que pour embêter.
Dans le TER, sortir mon mini-tazer, rien que pour me faire remarquer, le temps d'une petite décharge en l'air, me faire remarquer autant que la petite p***t**sse de 15 ans assise un siège plus loin et qui "parle" tant et si bien que tout le wagon, et même sans doute les wagons voisins, l'entendent vraiment à merveille.
A vrai dire, le jour où la scène est arrivée pour de vrai, dans le TER, j'avais très envie d'être 150 ans en arrière, au Far West, d'avoir un colt ou une pétoire du genre, et je me serrais levée et je lui aurais mis une balle dans la tête, à c'te pauvre fille, et on aurait tous eu enfin LA PAIX. Pardon).
Et puis quand sur le terrain de sport voisin du cimetière, je reverrai des petits crétins d'ados jouer au basket au bon gros son d'un rappeur américain, tant que tous les morts puissent en profiter au moins autant que les canards, je sortirai ma caméra, pour les filmer eux aussi, ces petits bobos branchouilles en herbe, et je les mettrai sur le net. Par dépit. A défaut de pouvoir shooter leur stéréo. Ou je prendrai la stéréo et j'irai la balancer dans le Thiou. Zut.
A défaut de pouvoir me balader avec une pétoire à la ceinture.
Oui, j'en viens à ressentir une certaine nostalgie de ce temps lointain que je n'ai pas connu, où l'on pouvait entrer dans les épiceries armés, tout en payant honnêtement ses emplettes.

Bon sang, j'ai envie de m'isncrire à un club de tir et à des cours de kung fu.

Bon.
Je vais plutôt finir ma tisane "détente", hein.

 

 

 

 

 

16.11.2011

Herb tea

Depuis fin octobre, un soir sur deux environ, petite tisane "Détente" concoctée par la boutique Brin d'Herbe à Annecy : cymbopogon citratus ; citrus aurantium fl. ; melissa off. ; citrus aurantium fol. ; crataegus laevigata ; asperula off. ; papaver roheas ; rosa centifolia. Efficace (surtout couplée à de l'eau de fleur d'oranger) et délicieuse.

Le savon Saponaria de la Savonnerie Saponnaire (acheté au Salon Marjolaine, à Paris) : mousse surpenamment facilement sur cheveux mouillés et sent vraiment très bon. 

 

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Amandine et Prince Noir n'ont pas encore été entammé, ni le petit "échantillon" offert.


Le flacon d'Ambre Essentiel, des parfums Sharini, acheté également au Salon Marjolaine le 6 novembre: peut-être un peu plus fortement boisé/résineux/"sombre" que l'échantillon reçu en septembre dernier. Différents "crus".

 

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A Paris, découvert les parfumeries Sens Unique et Marie-Antoinette, non loin du Métro St Paul et, là, Aomassaï (Parfumerie Générale) et 1697 (Frapin). Vive les parfums liquoreux (surtout en cette saison du grog) ! (Aomassaï n'est pas exactement sensé être "liquoreux" mais il m'a pourtant bien évoqué le café, la glace au café et le Baileys!)

 

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Nouvelle cure de jus de radis, le matin à jeun.

Lève-tôt, en général vers 6h-6h30 - couche-tôt, vers 21h-21h30.

Moins de musique que d'habitude... Mais il y a tout de même le nouveau Florence + The Machine.

 

Et puis à Paris il y a les lapins, maintenant.

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Le Lapin et L'Autre.

 

 

 

12.11.2011

Dominique Dubrana

"...I am French myself and I honour my origins as I have been one of the first natural perfumers when I started in 86 in Italy..."


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Oui, on peut s'exprimer en anglais, vivre en Italie, être converti au soufisme ET être français.
On appelle aussi cela être "a grand excentric".


La photo illustre un article paru dans le New York Times, en août 2010, article consacré à Dominique Dubrana - AbdesSalaam Attar de son nom d'artiste - créateur des parfums naturels La Via Del Profumo.

Monsieur/Signore/Sir - Dubrana tient aussi un blog, in italiano et in English, pour lequel il a récemment écrit une série d'articles sur "The natural perfumery trend". C'est en réponse à l'un des commentaires de cet article qu'il écrit ceci :

"... I am French myself and I honour my origins as I have been one of the first natural perfumers when I started in 86 in Italy.
I am convinced that I could never have developped my trade in France. Italian people are impregnated with a very antic culture of aesthetics which makes them able to recognize beauty wherever they meet it, while the French will never recognize it unless it is authentified by general recognition (or a brand name like L’Oreal or Guerlain).
The French, let us remember, have not only killed the casts of nobilty and priesthood in their revolution, they have also killed nobilty and spiritualiy in their National character when they did that. This is why, unlike Italians, they are without true references in aesthetics, because the sense of aesthetics in inherited with cultural archetypes of nobilty and spiritality.

There are some micro-perfume businesses and shops in France of whom I have heard and also a french perfumer in the NPG, but yes French natural perfumers are not as many as they should considering the french history of perfumery.
Be assured that as soon as it becomes obvious that there is some money to make with natural perfumes, the French will jump into the trend as everyone else."

 

Pour plus d'info (en anglais), une sorte d'"interview/discussion" peut aussi être lue sur le blog WAFT, sur les fils des commentaires de ces deux articles:

Ask AbdesSalaam Attar - La Via Del Profumo

Ask AbdesSalaam Attar Day 2

 

Sur le site américain The Perfumed Court, il est possible de se procurer des échantillons de taille plus modeste que ceux proposés par La Via Des Profumo :

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Oui, en prime, on reçoit alors des bombons... Peut-être pour que l'acheteur écolo français puisse se consoler d'avoir fait faire à ces échantillons quelques 8000 kilomètres par avions, plutôt que 700 en train/camion ?!

 

Enfin, pour encore plus de réjouissement, le blog Dr Jicky & Mr Phoebus vient de publier une jolie "review" du parfum Sharif.

 

 

 

02.11.2011

Samain

Aujourd'hui, 2 novembre, "Troisième et dernière journée de Samonios (fête celtique de Samhain) où les portes s'ouvent entre les 2 mondes et où dieux et ancêtres viennent visiter les vivants...", comme nous le rappelle le truculent Jean Paul Bourre sur sa page facebook...

Ou encore, pour le calendrier de La Poste, c'est la fête des Défunts.

Et c'est ce jour qu'a choisi l'un de mes "vieux" amis pour m'annoncer qu'il est à l'hôpital pour cause de tentative de suicide.

Je reste calme. Je prends du magnésium.

Pas grand chose d'autre à faire que de répondre dans la minute à son mail et de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir lui envoyer pour Noël.

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Ces derniers jours ont été particulièrement ensoleillés, doux, aux couleurs flamboyantes de l'automne, comme il se doit.
Avec ma mère, nous avons beaucoup promené le chien. Lundi soir, chez elle, j'ai préparé un gâteau.
Pour la première fois de ma vie, pour la Toussaint, j'aurais aimé avoir des tombes d'ancêtres à visiter près de chez nous. Faute de tombes, j'ai fait un gâteau, un peu comme on fait une bûche à Noël ou un gigot à Pâques... Là, il n'y a guère de recette traditionnelle pour La Toussaint, autant que je sache, alors j'ai innové, avec de la farine de maïs bio :

Préchauffer le four Th. 6
Mélanger :

100 g de beurre en pommade
150 g de sucre (brun & bio)
3 petits oeufs (ou 2 gros)
200 g de farine de maïs + 1 paquet de levure chimique
1 tombée de rhum, un peu de cannelle
40 cl de lait de soja (ou de vache)
Incorporer les ingrédients un par un, en fouettant bien à la fourchette à chaque fois.
Verser la préparation dans un moule à manquer, cuire 30 minutes.

Au final, le seul petit défaut que je lui trouve est d'être un poil trop sucré mais ma mère, fan de trucs biens sucrés, apprécie. Quantité de sucre à adapter selon les goûts, donc.
Cette recette est une adaptation simplifiée de plusieurs recettes trouvées sur le net et le résultat ressemble à un gâteau au yaourt, voir à un gâteau de Savoie (en moins léger). Vite fait, bien fait, et sobre, lui.
On peut sans doute aussi le faire nature ou ajouter des fruits secs, des morceaux de pommes, de la vanille... Selon l'humeur.

- - -


Oui, je viens de parler popote après avoir mentionné la tentative de suicide d'un ami. C'est ça la vie. Il est vivant, réjouissons-nous! D'autres sont morts, souvenons-nous!

Le maïs, ma mère m'a raconté que son père n'en gardait guère de bons souvenirs : dans le Jura, au début du 20ème siècle, les temps étaient rudes et la farine (ou la semoule?) de maïs semblait souvent utilisée pour faire des "gaudes", qu'il avait prit en grippe.
Du coup, le maïs est un brin liée à notre histoire familiale et en faire un gâteau (réussi!), c'est un peu comme de "soigner" notre mémoire ancestrale.

- - -

La perspective de mon séjour à Paris me stress un peu. Je pars demain, mon salon est en bazar, je me fait un grog sans citron - oublié d'en racheter - avec de la cannelle (et une pointe de poivre, pour voir) et j'ai les épaules complètement crispées.
Le bon côté de la chose c'est que je ne travaille pas demain matin, on a annulé mon intervention chez Mme C., ça me laissera plus de temps pour faire place nette chez moi.
J'ai attendu le dernier moment pour imprimer mes billets de train, gratis à la bibliothèque.

Je me méfie de la fatigue. J'en ai franchement peur, à vrai dire. Elle me met dans des états affreux, très très noirs. Alors je stress à l'idée de la fatigue qui pourrait me tomber dessus pendant ces trois jours parisiens - je suis un aimant à fatigue - et je stress pour d'autres raisons - plein de choses me font stresser - et le stress ronge mes nerfs et accentue la moindre once de fatigue... Arrrgh!


Il y a quelques jours, je venais d'arriver chez Mme J., son mari venait de sortir faire une ballade, je commençais à faire la poussière quand Mme J. m'a demandé, un peu comme une fillette demande à sa copine de faire l'école buissonière avec elle: "Vous prendriez un café avec moi?".
Cela m'a fait l'effet d'un guet-apens qui se dessine à l'horizon, par un crépuscule de novembre, petit vent du nord et bruine insidieuse.
Pourtant, j'aime bien Mme J., on s'entend bien, on parle de l'ancien temps toutes les deux, celui dont j'ai entendu parler, celui qu'elle a vécu, enfant, non loin, à la ferme, en sabots dans la neige, le givre sur les vitres des chambres, le cochon tué chaque automne, les noix qu'on décortique le soir à la veillée pour en faire de l'huile, la vie au grand air, comment on avait moins qu'aujourd'hui et puis comment on se plaignait moins que maintenant...
J'aime bien cette dame et pourtant, la perspective de prendre un café avec elle, d'avoir à discuter en tête avec quelqu'un, de partager un moment d'intimité avec un autre être humain... Ca m'a inquiétée. J'étais tendue. J'ai apprécié, mais sans tout à fait me décrisper. Et c'est avec soulagement que j'entendis le téléphone sonner et que - Mme J. accaparée par sa nouvelle interlocutrice - je repris scrupuleusement mon chiffon.

A l'évocation de la possibilité d'être amenée à toucher quelqu'un, touchée par quelqu'un, embrassée, caressée... C'est nettement pire. Je contemple l'image tout en m'en dissociant froidement, comme s'il ne s'agissait pas de moi qui pourrait vivre à nouveau une telle chose mais quelqu'un d'autre. Et le "moi" qui a vécu de tel moments d'intimité par le passé n'est plus "moi" mais une autre : celle que j'étais avant et que je ne suis plus.
C'est gai.
Mais bon, avec le temps, je devrais me remettre, hein.
On va dire ça.





For Strange Women

Le colis du jour :

forstrangewomen.jpg

N'est-ce pas charmant?

Tout à fait et en tous points charmant?

En plus, ça sent bon, aussi bon que ça en à l'air.

For Strange Women.

 

Il y a quelques jours, ce fut ceci dans la boîte à lettres :

court1.jpg

Qu'est-ce que c'est-y que ça?

En provenance de The Perfumed Court...

Mystère...

On en reparlera.

 

 

 

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