18.09.2011

Washing the washing machine

Depuis quelques temps, certains de mes vêtements, en particulier les plus vieux (par exemple des tshirts de 3 ans d'âge, quoi que toujours impeccables), puaient dès que je les sortais du placard. Une odeur de vieux plastique. Et certaines serviettes se mettaient à sentir le moisi après avoir servi à peine quelques heures.
Ma salle de bain a beau être "borgne", il y a tout de même une petite bouche d'aération (euh, bon, ok, elle était bien encrassée jusqu'à récemment), ce n'est pas là que je fais sécher mon linge. Il sèche au salon, derrière la baie vitrée où le soleil tape bien dans l'après-midi. Cet été, le linge séchait même systématiquement au "grand air" (air de la  ville, mais bon, je ne vais pas aller faire ma lessive à la campagne chez ma mère, quand même, pour avoir du vrai grand air). Et si la salle de bain est, certes, un peu humide, que la tapisserie commence à s'y décoller (après avoir tenu correctement pendant 15 ans), la chambre où je range mon linge, elle, ne souffre pas de problème d'humidité.


Dépitée par ces mauvaises odeur, j'ai commencé par penser que ce linge était simplement trop vieux, j'ai jeté deux ou trois serviettes, et un ou deux tshirts. Ca a fait de la place mais les mauvaises odeurs persistes et je ne vais quand même pas tout jeter et puis j'avais un doute sur la raison des mauvaises odeurs alors je me suis documentée sur internet.
Vendredi soir, j'ai passé un long moment à lire le fil des commentaires de cette note:
Mais cette serviette pue !
Dépitée de ne trouver chez moi ni javel, ni vinaigre blanc, j'ai commencé par décliper les compartiments à lessive/adoucissant/javel de la machine et par laver, enfin essayer de laver tout ça avec du gel javelisé. J'ai pris conscience à quel point le compartiment adoucissant était dans un état lamentable (et à quel point il est impossible d'y enfiler ne serait-ce qu'une brosse à dent pour frotter un peu, c'est très frustrant et il faut user d'eau très chaude et secouer fort pour décoller un peu toute cette crasse).
J'ai aussi décidé de m'attaquer au filtre... Avant d'avoir lu le commentaire qui disait à peu de choses près : "attention, en dévissant le bouchon il y a toujours un peu d'eau qui s'écoule".
Bref.
Après, j'ai fait un cycle à vide, à 90°, aux cristaux de soude.
Hier matin, avant d'aller passer la journée dans le Jura, je suis allée acheter de la javel, du vinaigre blanc et du désinfectant pour le linge.
Ce matin : toujours à 90°, j'ai fait un cycle à la javel, un au vinaigre... En prenant soin de faire un rinçage supplémentaire entre les deux, parce que le vinaigre et la javel produisent des émanations toxiques, alors j'ai préféré être prudente pour éviter tout risque... Et à la fin de chaque cycle: vidange du filtre.
Maintenant, je suis devenue une pro du dévissage du bouchon du filtre: je surélève le devant de la machine, je mets un linge dessous, un récipient sous l'ouverture du filtre et, APRES, je dévisse le bouchon.
A la première vidange, l'eau qui est sortie de là puait fort l'eau croupie. Après la machine de blanc que j'ai fait cet après-midi (avec du désinfectant linge), l'eau sortie de là ne sentait plus rien du tout.
C'est un truc que je n'avais simplement jamais fait, m'occuper de ce filtre, depuis 5 ans environ que je me sers de cette machine.
C'est ballot, c'est le genre de truc qu'on n'apprend pas à l'école... Du coup, ça ne m'était jamais venu à l'esprit...


A présent :

- Je vire l'assouplissant classique et je le remplacerait par du vinaigre blanc.
- Je m'efforcerai de vidanger le filtre assez souvent, voir après chaque machine (j'en fait environ une par semaine, c'est pas le bout du monde), en le laissant ouvert pour que tout ça prenne l'air au lieu de croupir (oui, faudra bien penser à reboucher avant de refaire une machine... c'est pas gagné).
- Nettoyage de la machine tous les mois: un cycle à vide à 60° avec environ 1/2 litre de vinaigre blanc.
- Utilisation du désinfectant de temps en temps.

Si mon linge continue à puer après tout ça... Eh bien j'aurai au moins nettoyé la machine.

Et pendant qu'elle tournait, j'ai repris Les Ames Mortes de Gogol. Vers la fin du premier chapitre, cette simple petite phrase m'a plongée dans une rêverie béate:

"Afin de rendre ses paroles plus persuasives, il tendait à ses contradicteurs sa tabatière en argent émaillé, que parfumaient deux violettes."

 

Et donc oui, hier, j'ai passé la journée dans le Jura avec ma mère et sa cousine, le neveu de ma mère nous a rejointes pour le déjeuner, on a bu du porto et du rosé d'Anjou, au déssert il y avait un cake au rhum et à la vanille, il n'a pas plu et j'ai conduit à l'allée et au retour, bien 2h30 de conduite, quand je suis arrivée chez moi, j'avais la sensation que mes mains vibraient encore (oui, un  volant, ça vibre), elles étaient toutes rouge et la droite était légèrement enflée. Du coup, aspirine et dodo à 20h15.

 

Enfin voilà, ceci dit, je viens de faire une note sur l'entretien d'une machine à laver et je suis très fière de moi. Je me sens devenir une femme avisée.

 

 

 

 

24.07.2011

Clean and study


Messieurs, c'est le cadeau parfait pour vos dames: épouse, maîtresses, soeurs, tatas, filles, grand-mères, etc... Avec ça, vous ne les entendrez plus se plaindre du dos (pour un budget d'environ 35 euros, c'est à dire beaucoup moins cher qu'un dos ; balai Vileda Ultramax, dispo en supermarché) :

 

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Et pour prouver que je pense toujours bien à mon lectorat masculin:

 

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Lisez !
Zemmour - Le premier sexe

 

25.01.2011

Books

Je viens de finir Millenium 2, en à peu près 24h; j'ai enchainé après Millenium 1. Les personnages passent leur temps à boire du café, à préparer du café, à mettre la machine à café en marche, à remplir des thermos de café, à faire réchauffer du café. Oui, en Suède, on réchauffe le café. Criiime!! Mais moi, je les comprends. Quand on aime la caféine, on n'en a rien à foutre que ce soit du bouillu et rebouillu, on veut sa dose alors on fait réchauffer le café. Pas de gaspillage. Tout ces caféinomanes m'ont donné envie de café. Café. Café. Déjà La métaphysique des tubes, d'Amélie Nothomb, avait accentué ma sympathie pour le chocolat blanc. C'est le même genre d'effet. On entre en sympathie avec les personnages et leurs goûts, on est contaminé. Bien sûr, avant La métaphysique..., j'aimais déjà bien le chocolat blanc. Avant Millenium j'aimais déjà beaucoup le café. Et l'effet se tassera sans doute au fil des mois mais là, vous verriez le léger tremblement de mes mains, dû à la prise d'une tasse de café un peu moins léger que d'habitude, ce matin, vous vous feriez déjà du soucis pour l'état de mes nerfs dans les jours à venir. Le pot de café lyophilisé va être mis à rude épreuve.

Hier en fin d'après-midi, histoire de reposer mes yeux et mon intellect un moment, j'ai posé mon livre et trouvé et pris le temps de faire du collage. Je suis contente de moi:

elegy1a.jpg

C'est un peu de guingois parce que ce n'est pas du photoshopage, je n'ai pas photoshop. C'est du découpage, avec de bon vieux ciseaux et de la bonne vieille (très vieille) colle. C'est tiré du dernier numéro d'Elegy, des oeuvres de LostFish, dont je n'aime pas du tout les visages (mais le reste ça va - quoi que la photo d'elle, en tête de l'article d'Elegy, m'a un peu énervée en me faisant penser à l'usage absurde que les femmes d'aujourd'hui font du corset et cela m'a menée à l'idée que de mettre un corset par-dessus une robe ou un corsage, c'est juste aussi ridicule que de mettre un soutien-gorge par dessus un t-shirt (et se balader dans des lieux publics avec un corset seul c'est comme d'aller prendre une bière en soutien-gorge, bref) - alors que sur la dite photo, la dite LostFish ne semble arborer qu'une robe bustier ou quelque chose comme ça et pas un corset mais ça doit être l'effet du café, toutes ces idées, pardon), alors voilà.

Millenium 1, c'est un cadeau que j'ai fait à ma soeur pour son anniversaire, il y a un an et demi, un peu au hasard, parce que j'en avais entendu vaguement parler et que le titre et la couverture m'avait bien plu, comme la quatrième de couverture. Je l'avais un peu customisé, le livre, avant de le lui offrir, en collant des fleurs et des feuilles pressées ici et là, au-dessus des en-têtes de chapitres. Ma soeur a mis du temps à se décider avant d'entamer la lecture et puis elle s'y est mise et a acheté le 2 et le 3, tout en me les recommandant chaudement. Ma mère s'est laissée convaincre avant moi. J'ai fait un peu de résistance parce que, bon, quand même, c'est un truc hyper commercial, dans le fond, hein, blabla, machine à millions blabla. Mea culpa. J'aime le Seigneur des Anneaux, j'aime Harry Potter, j'aime Millenium.
Mais il arrive que des gens vous offre un livre, que vous le lisez et que vous ne l'aimiez pas. C'est embêtant et ça vient de m'arriver. Mais là, ça aura eu le mérite d'être au moins instructif: j'aurai appris que le jury du prix fémina est un club d'insomniaques à la recherche du meilleur somnifère possible. La vie est brève et le désir sans fin et son auteur Patrick Lapeyre comme moi: il écrit vraiment beaucoup beaucoup trop. Passe encore que des gens puisse trouver sa prose intéressante, tous les goûts sont dans la nature. Mais le nombre d'articles élogieux à l'égard de ce livre me laisse égarée quelque part entre le dégoût et l'incompréhension. Qu'on attribue un prix à ce truc est juste le pompon. Ce truc est d'un ennui sans fond, c'est terne et triste à mourir, c'est plat, soporifique et tellement gris et moche que c'en est déprimant. Avec ce genre de trucs, on se dit que la dictature névrotique de la monogamie a encore de beaux jours devant elle. Dormez tranquille, ne sortez jamais des sentiers battus, ne faites jamais rien d'original, rendormez-vous, tout acte un tant soit peu marginal vous condamne au malheur et à la folie. Vraiment, rendormez-vous. Voilà ce que ça dit, en somme, ce truc qu'on appelle prix fémina 2010. C'est un livre à bruler. Pardon mais là, après avoir lu Millenimum 1 et 2 en quelques jours, oui, je me sens une âme de Lisbeth Salander. Avec tout mon café dans les veines et mon âme contaminée par des rêves de bidons d'essences, il va falloir se méfier de moi pendant encore quelques jours, je pense. 
La seule autre critique sensée que j'ai trouvée de ce livre (après avoir cherché juste 5-10 minutes dans le tas monstrueux d'éloges grandiloquentes sur le web), c'est là: http://www.denecessitevertu.fr/2010/11/15/la-vie-est-brev... J'étais contente de voir que je ne suis pas seule. Sauf que c'est un immoooonde site réac! - Oh mon dieu un site de fasciiistes! oh mon dieu il n'y a pas que les caféinomanes suédois qui m'aient contaminées oh! horreuuur! - bref.

Lisez donc plutôt Millenium et apprenez à quel point les suédois et les suédoises sont doués pour mener de front, publiquement, un mariage épanouissant et une liaison épanouissante. Bon, ok, c'est une fiction mais ça donne espoir, c'est inspirant. Millenium est une histoire sexy, énergisante et rigolote (le 1 est nettement plus sexy que le 2 et le 2 nettement plus drôle que le 1). Les personnages de nazis misogynes fanatiques sont peut-être un chouilla trop caricaturaux mais à part ça, ça donne envie d'aller boire du café quelque part sur la côte scandinave.