23.06.2011
Slough off
The regular visitors of this blog probably wonder what's happened to me. They might think I'm faking it, this new interest for perfumes. But I tell them: it's not an interest - an interest comes from the mind and, as far as I'm concerned, I can say it can also come from the Heart (I guess it's then called compassion) - but no, this isn't mind/Heart business, it's an obsession, this is a sensory obsession, the senses are involved, my root chakra has gotten mad, my nose is at the steering wheel : "I" is no longer in charge, sorry.
But still, my mind still functions and I keep an eye on the blogs I used to visit "before", in my kind of "reac"/"hard-hat" (?) past life.
Didier Goux's blog http://didiergouxbis.blogspot.com/ is one of those I visit the most, everyday when I'm home: his blogroll is quite practical, allowing to see quickly who's updated recently.
And that's how, yesterday, I gave a try to this, that I had not before: http://archischmock.blogspot.com/2011/06/osez-le-gourdin.html
Yeah, be glad that I'm not that mad yet.
Although it got me thinking and, who knows? One day I might end up filming myself sniffing at Fracas: you'll see, it's outrageous!!
So, my obsession leads me to explore the net in directions I had not tried before, guided by my nose, I found this today: http://arosebeyondthethames.blogspot.com/2009/09/minted.html
Doesn't she write lovingly about L'Occitane?
"a lady never sweats, she perspires"
Ah! So British! And I so much agree, now!
I used to talk about my "sweat" and other such uneducated things, but now I am changed.
Into a lady.
Yes.
Believe it or not, I shall not care.
I "prespire" and will never sweat anymore.
Especially now that I'm wearing Capucine by Fragonard.
How could one ever sweat wearing such a sweet beautiful fragrance?
I'm glad I bought it. Eventhough now I tend to catch sight of a light kind of soapy note that bothers me a bit but there's still the rose, the wood, the warmth, the powdery touch... Arrrgh! It's lovely!
You see? It makes me use underlining. I'm becoming tidy. That's insane.
Today I've tried Wazamba, by Parfum d'Empire, and that's been as walking into Saint André's church in Grenoble, on a burial or Christmas/Easter day, I guess (I'm not a "tradi" specialist, sorry): lots of incense! A lovely, simple, rather bare, sober incense, with a little subtle apple note (and maybe I noticed it because I read of it in the brochure) that made me think of a beautiful caramelized apple pie just coming out of a talented cook's oven, crispy as can be (the pie, not the cook). Lovely.
I kept it on for 6 hours, then, as it didn't seem to want to evolve much more, and as I wanted to go buy some new black trousers for work (starting Saturday evening), I washed it off and went downtown... and ended up in Sephora. I wanted to try to discover some new acclaimed rose fragrances ("new" to me). I had made a list.
I put on some Sa majesté la rose by Serge Lutens and Calèche by Hermès:
SMLR appeared to me as the most realistic rose fragrance I have ever tried and yet, paradoxically, very synthetic. It's weird. As if a part of my brain was telling me: "Watch out! Fake!". It held quite well on my skin and was quite invading, well present... It should have been nice but it was too much of a kind of suspect realism. A "too good to be true" feeling.
This is the third Lutens I try and don't like. Hum. Could my nose be not in tune at all with Lutens?... Sephora has got almost all of the line (except the tuberose, damn it!), so I'll see...
Calèche reminded me of Louve, by Lutens, that I tried yesterday: on my skin, a little bitter almond grows and will not leave (much smaller than in Louve but stubborn). For the rest of the fragrance, I just cannot tell what it is... I may look at the pyramid if I like, yes, but I mean my nose didn't recognize much of anything, except a quaint cosmetic creamy feel that went off...
And it made me wonder how old those perfume testers are in those shops, and for how long have they been opened?
Could those disagreeable effects that I got from some perfumes that I tried in perfumeries come from the age of the product, exposed too long to air and light? But I guess they pay attention to that sort of things in perfumeries...?
And so I washed it all off and splashed my forearm with Capucine, for relief.
Oh and I didn't find any black trousers downtown. That's insane too. I tried several shops such as H&M, Etam, Camaieu, Promod and Zara and the word "patapouf" (pata"tart/slut") came back to me (sorry, "patapouf" is not really translatable in English, I'd say, it's a wordplay here, sorry). The realm heavens of "patapouf". They were probably some lovely stuff hidden amongst the shameless awful mounds of stuff I passed by but... I saw a few black jeans, yes, but so slimy I wonder how can one get their legs in there (and keep on breathing/feel confortable). Or there was some shiny black trousers at Zara... God. Sales are roaring and no simple black trousers to be found. Black trousers are probably out of fashion this summer, I guess? Shame... I'll have to put on my dark blue velvet ones on Saturday...
21:34 Publié dans English, Life, Perfume, Politic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capucine, fragonard, calèche, hermès, wazamba, parfum d'empire, sa majesté la rose, serge lutens, a rose beyond the thames
22.06.2011
Sale
Je devrais parler d'autre chose que de parfums, me dis-je. Fut un temps où je parlais d'autres choses que de parfums...
Il y a quelques jours, j'ai pris le temps de rassembler dix de mes nouvelles fantastiques (écrites entre 2007 et 2010) dans un "nouveau" "recueil" (j'en ai prêté un exemplaire à ma mère et, pour mon plus grand ravissement, "Il ne neigera plus" lui a fait peur! :D), je les ai relues pour correction et j'ai réalisé qu'il y était, par-ci par-là, fait mention d'odeurs, de parfums, furtivement, mais voilà: le virus incubait, bel et bien.
Aujourd'hui, premier jour des soldes, j'ai parcouru les sites de Nocibé et Séphora, au cas où... Sur celui de Nocibé, Habanita, l'eau de parfum, le petit flacon de 15ml est en solde. Solde. Solde. Un peu plus de 30euros tout de même, mais... Solde. Sol... Bref.
Après avoir fait connaissance de Dyptique à la parfumerie Osswald de Zürich, avec Do Son, j'ai farfouillé sur leur site et "Dommage qu'il ne soit pas possible de commander des échantillons", me suis-je dit. Mais j'ai eu lu sur tel et tel forum que, parfois, il suffit de demander par mail quelques échantillons à un service client pour en recevoir gratuitement, alors j'ai tenté le coup et hop là! On m'a répondu par la positive en 3 minutes top chrono. J'ai fait une liste de 6 produits que j'aimerais tester, on verra...
Et puis bon, il faut se sortir un peu de chez soi de temps en temps et il ne pleuvait pas, il faisait même assez beau alors je suis allée voir ce que la boutique de L'Occitane avait en soldes... Hum. Bon. J'aime bien la Rose Quatre Reines, on le saura, et je me disais depuis quelques semaines que c'était dommage de ne pas avoir de bain moussant. Et voilà: ils avaient du bain moussant Rose Quatre Reines en sol... Et une crème au beurre de karité à la rose des vignes en sol... aussi. Bon je me tais, c'est mal. C'est très très mal.
Mais au moins, depuis que j'achète des "parfums", je n'achète plus de vêtements! Ha! J'équilibre, oui, tout de même, un peu.
Ensuite, j'ai poussé jusqu'au Nocibé & au Séphora. J'ai mis un peu de Knowing sur mon poignet gauche, du Shalimar sur le pli du coude gauche, Louve de Lutens sur le poignet droit (ils ont du Serge Lutens au Séphora d'Annecy, youhoouu!), Poison sur le pli du coude droit.
Oui, alors, déjà, je ne le ferai plus: quatre d'un coup, c'est un peu trop (je ne l'ai pas déjà dit, ça?!)... Mais je suis si avide de découvertes!! C'est dur de résister...
Bon, Knowing, c'est bizarre vu les descriptions trouvée ici et là, et vu la pyramide: ça m'a fait penser à de la craie, j'ai eu la sensation d'un parfum tout mignon, enfantin. J'aurai été incapable d'y trouver de la rose ou de la tubéreuse ou ceci cela... Non. C'était un peu trop tout mélangé pour moi, des fleurs, sans doute, oui, joli, oui, mais... Voilà, de la craie, une odeur d'enfance.
Shalimar, bien épicé, ok, oriental, ok, un peu fier, voir arrogant et... savonneux. Je suis mortifiée, tout le monde le chante et, moi, je le trouve savonneux, c'est lamentable.
Louve, ouh là là: tout de suite, un fort relent d'amertume m'est monté au visage, à en grincer des dents. J'ai cherché un moment à quoi cela me faisait penser: à l'amande amère! Sur moi, il est resté très amer, avec un fond vaguement lacté/vanillé... Mais surtout amer (je ne vois pas trop le rapport entre l'amande amère et les loups, personnellement, d'ailleurs, mais bon).
Quant à Poison, c'est lourd et une poule n'y retrouverait pas ses poussins. Ca me semblait surtout sucré, curieusement, mais je n'arrivais pas à mettre la main sur le "goût" précis que cela m'évoquait... C'est en lisant la discussion sur le sujet, sur auparfum.com, que "ah mais c'est bien sûr!" : du miel! Un miel très parfumé à je ne sais quoi, un miel des montagnes ou... Bref un miel de caractère... En y réfléchissant, ça m'a fait penser à un lait chaud très très sucré au miel et épicé. Et puis ça s'obstinait à me rappeler les bonbons à la violettes, ce qui est absurde, encore une fois, vu la pyramide. Et là encore, la tubéreuse: pas vue pas prise.
J'ai fini par me laver les bras après deux ou trois heures et je les ai hydraté avec un peu de lait pour le corps Rose Quatre Reine (qui était en lot avec le bain moussant), dont la simplicité m'a reposé les narines.
Pour finir, le 16 juin je me suis fendue d'un (premier?) commentaire sur le site d'auparfum.com, pour les beaux yeux d'Aziyadé, de Parfum d'Empire:
"Bonjour bonjour, je suis nouvelle ici et aux parfums, il se trouve que j’essaye Aziyadé aujourd’hui et c’est complètement grâce à ce site et à cet article qui m’ont donné envie d’aller jeter un oeil au site web de Parfum d’Empire, et là, la possibilité de commander 12 échantillons pour 10euros frais de port compris m’a complètement enthousiasmée. Et j’ai été encore plus enthousiasmée à la réception de mon colis : envois très très soigné et personnalisé, c’est adorable !
Bon, là, Aziyadé, ce n’est pas mon préféré (par contre j’ai franchement flashé sur 3 Fleurs et Eau Suave) et il est un peu en train de s’évanouir après avoir tenu bon pendant 6h... C’est très épicé liquoreux sucré, ça oui, mais je ne dois pas boire assez de coca parce que le coca, je ne l’ai pas franchement senti, sauf en cherchant bien... Ca m’a plus évoqué un club de jazz quelque part en Louisiane, peut-être, à l’époque de la prohibition : une touffeur un peu louche !
Quoi qu’il en soit, je teste mes petits échantillons (1,6ml en flacon spray, je trouve ça royal) avec soin et ravissement, le fort caractère de ces créations me convient tout à fait et leur complexité me laisse franchement admirative ! Alors merci de m’avoir conduite à cette jolie découverte !" (http://www.auparfum.com/?Aziyade,430)
Ce 16 juin, je me suis aussi aventurée dans la petite boutique Marionnaud de la rue Royale: depuis le seuil, j'avais repéré Flower de Kenzo, c'était l'occasion de l'essayer (avec Aziyadé sur le poignet gauche)... Son nuage blanc cotonneux poudré m'a accompagnée pendant plusieurs heures (jusqu'à ce que je me lave le poignet droit pour mieux observer Aziyadé), très joliment, mais il y avait aussi une nette note verte (du moins verte à mon nez, n'est-ce pas), assez légère, mais nette qui m'a un peu embêtée. Je ne suis pas fan du vert, voilà. Un peu trop "propre". Alors oui, Capucine de Fragonard lui ressemble mais Capucine est chaude, orientale, riche, pas verte du tout... Bien mieux pour moi!
Et en écrivant tout cela, j'écoute en boucle "Come tenderness", de Lisa Gerrard (sampler Elegy n°47), qui m'évoque la sérénité pastorale surréaliste de la petite gare de Ringlikon, sur l'Uetliberg, Zürich.
21:44 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poison, shalimar, louve, lutens, knowing, aziyadé, parfum d'empire, flower, kenzo, capucine, fragonard, ringlikon, uetliberg, rose quatre reine, do son, osswald
Come back
June 2011 - some holidays - Zurich - because (perfumes stuff at the end).

Niederdorfstrasse

A reading corner, in a church
(comes with many bibles in many various languages)

Freaks - Gross Münster

Roofs - Gross Münster



At Lindenhof

At Lindenhof

One of the craziest things I've ever seen: a symphony orchestra in a train station,
with ceiling lights.
Sommernachtsball from Caroline on Vimeo.

The observatory

Another very crazy thing - "Maman", by Louise Bourgeois


A Bruno Weber sculpture - Uetliberg


Can't get much higher than this...

The most lovely train station ever - Ringlikon, Uetliberg

Hauptbahnhof
I also visited the lovely Osswald Parfumerie (http://www.osswald.ch/) near Paradeplatz... A dream perfumerie! A very helpfull young woman sprayed some tissues with a few tuberose perfumes for me (I had a list) and put some Do Son (Dyptique) on my wrist... I will have to try the others on my skin too (Carnal Flower, Tubéreuse (Goutal), and Beyond Love - I kept the tissues in a plastic bag, it smells wonderful) but this Do Son seemed the most insteresting to me that day, quite close to Fracas - as far as I can remember/tell - and it held on my skin quite longer (eventhough not as much as Bas de Soie (by Lutens, that gave me a very well cleaned "cellophaned" skin effect (made me think of Sanex shower gel)) and Chanel n°19 (that made me think of a Mitsouko with rose) that I tried on in others perfumeries... Oh and I also tried Flowerbomb and it should rather be called Juicebomb)... This shop has some italian brands I had not read about before, as Profumum Roma that has a "Tuberosa" that is said to resist even to a shower.
I guess I could be tempted to try it on some day...
17:46 Publié dans English, Life, Perfume, Photo, Travel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zurich, parfümerie osswald, uetliberg, bruno weber, sommer nachts ball
15.06.2011
Tuberose
Puisque j'ai découvert hier que l'Artisan Parfumeur est à Annecy, rue Notre-Dame, il me fallait y aller.
Voilà chose faite.
La boutique est équipée d'une sorte de bar à parfum : des verres contenant un tissu imbibé de parfum sont sagement allignés, dûment étiquetés. On peut tout sentir à sa guise.
Une cliente cherchait quelque chose à offrir à un homme, elle hésitait, discutait avec la vendeuse qui lui a tendu un verre plein de grains de café:
"Ca remet le nez à zéro!".
"Ah?! Je peux essayer?!"
Alors tout près de la porte, il y avait le verre de Nuit de Tubéreuse, qui m'a fait une première impression très verte.
J'ai sniffé quelques autres petites choses (je crois bien que je retournerai essayer la Chasse aux Papillons) et on s'est finalement inquiété de moi mais je n'étais vraiment pas pressée, pour le coup.
J'ai demandé à essayer Nuit de Tubéreuse.
"Oui, bien sûr."
Merci.
Et on m'a même offert un échantillon en prime, pour pouvoir bien l'essayer, le réessayer, demander leur avis à mes proches... "Et puis il contient plus de deux cents composants et il peut fortement varier d'une peau à l'autre..."
Bah oui, hein, c'est pour ça que je le veux SUR MOI!!
Pour voir.
Alors sur moi, c'est vert, c'est piquant, c'est d'un tempérement royal, cela m'évoque un peu la reine de Blanche Neige et la sorcière de La Belle Au Bois Dormant ou encore Cruella des 101 Dalmatiens (des vieux dessins animés de Disney, oui) : des femmes vénéneuses, incroyablement arrogantes, cruelles et toujours drapées dans des robes ou des manteaux à col montant... Cette tubréreuse là aurait la tête nichée dans un col de ce genre, un col tout ébouriffé et très buissonneux: un immense bouquet d'ortie!
Il vaut mieux que j'évite de coller mon nez à mon poignet de trop près parce que je suis alors envahie d'une puissante note camphrée-poivrée.
A quelques centimètres de distance, le parfum s'adoucit, se tempère...
Mais je reste tout de même avec cette forte sensation d'être tombée la tête la première dans un talus d'herbes hautes, un talus profond et humide qui n'aurait jamais été entretenu, où s'entremêlent toutes sortes de plantes, beaucoup d'orties et peut-être quelques pieds d'anis et de menthe.
Je n'y distingue guère de fleur blanche... mais c'est un talus profond et il est possible qu'il y fasse vraiment sombre... Et, oui, je sais, les orties ne sentent pas grand chose, autant que je sache, mais c'est ce que ce vert-poivré-boisé m'inspire: quelque chose de vraiment très piquant et très vert!
Cette tubéreuse là est peut-être un peu too much pour moi...
On verra ce qu'elle donne dans quelques heures...
En attendant, sur mon autre poignet... Oui, là c'est de la haute voltige olfactive, parce qu'après la boutique/l'institut de beauté "A fleur de peau", j'ai fait un crochet par la boutique de L'Occitane, à deux pas, sur mon chemin, et, sur mon autre poignet, j'ai enfin essayé L'Eau des Quatre Reines, l'eau de toilette.
J'aime tant la crème pour les mains Rose Quatre Reines et la concrète de parfum de cette gamme que c'était bête de n'avoir pas encore tenté l'eau de toilette.
Et là, c'est tout de même un peu difficile d'écrire, mes deux poignets sous le nez, les deux parfums étant à la fois très différents et entêtants: ils font là un drôle de mélange, tant que je ne sais plus trop ce que je sens.
J'aurais peut-être dû éviter L'Occitane mais bon, je ne suis vraiment plus qu'une grosse droguée, faible, et voilà le résultat. Ca m'apprendra. Peut-être.
... En tout cas, cette eau là, cette Quatre Reines... Et bien j'ai du mal à l'identifiée. J'ai l'impression que les "parfums" que je connaissais avant que mon nez ne s'éveille franchement il y a trois semaines, ces parfums-là, j'ai du mal à les saisir, à les définir, à les cerner.
Disons que, grosso modo, cette rose-là m'évoque une rose suave, une rose ancienne, une rose-boudoir, un boudoir cossu douillet vieillot, peut-être un peu surchargé de vieux bibelots coûteux, une atmosphère désuette un peu vainement pompeuse, mais charmante. Je me dis que c'est peut-être la touche de violette qui me fait ça... Qui m'accroche...
Rah! Je ne sais pas, je ne sais plus!
Addendum: après quelques heures, une fois que cette tubéreuse se fut un peu calmée (et que j'eus oté l'Eau des Quatre Reine pour pouvoir me concentrer un peu mieux), à force d'y penser et de la sniffer, je lui ai soudain trouvé une ressemblance peut-être un peu cocasse avec Habanita: une même chaleur enveloppante, entêtante et, après un temps, des fleurs qui apparaissent enfin... Mais alors qu'Habanita m'avais mis du rouge en tête, là c'était du blanc. Et alors qu'Habanita m'avait enthousiasmée et dynamisée, là, ce blanc brulant avait quelque chose d'écoeurant... Je suis au regret d'avoir à utiliser ce mot au sujet d'une tubéreuse, ça me fend carrément le coeur à vrai dire, mais sur moi, pour moi, voilà, c'est juste too much. Bon, par aquis de conscience, je retournerai à mon échantillon de temps en temps: peut-être que dans quelques mois, peut-être que...
17:30 Publié dans Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nuit de tubéreuse, artisan parfumeur, annecy, a fleur de peau, rose quatre reine, l'occitane
14.06.2011
Him
Ce matin, dans la salle d'attente de ma doctoresse (je voulais lui demander une nouvelle pilule, parce que ma tête en l'air m'a fait avoir mes règles 3 fois en un mois, merci, c'est pas malin d'oublier de prendre sa pilule mais je m'en fous je ne déteste pas les bébés, je n'ai pas peur des bébés, juste des boutons, donc ce n'est pas trop existentiel comme peur, donc parfois je l'oublie, et ma pilule par la même occasion et boum, oh! du sang pendant 5 à 9 jours! Oui, ça ne me dérange absolument pas de parler de mon sang, désolée - et finalement on est tombée d'accord, avec ma doctoresse pour que je me discipline juste un petit peu plus... bref).
Alors voilà, ce matin, dans la salle d'attente ou j'attendis pendant un bon moment, il y avait Elle Déco.
Bon, rien de transcendant mais je suis tombée en arrêt sur ça:

Un hôtel particulier édifié en 1874 par le ferronnier d'art Prosper Schryvers, à Bruxelles, et transformé en école de peinture.
Les matières, les couleurs, l'atmosphère m'ont fait penser à "lui", qui occupe nombre de mes heures depuis quelques mois (on passe un temps fou à s'écrire, on a déjà pondu tout un roman à coup de mails, lettres et sms)...
Le tané du cuir de la chaise, les rouleaux de papier, la patine du bois, l'ambre du marbre, l'ordre de l'ensemble... et surtout la porte, sa finesse, sa solidité, la méticulosité de l'artiste.

Oui, j'ai piqué la page.
22:13 Publié dans Life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Client
Ma petite collection de samplers d'Elegy est restée trop longtemps négligée.
Il y a quelques semaines, j'ai entrepris de les écouter un par un, de faire une liste de mes chansons préférées et peut-être un jour en arriverai-je à graver un ou deux cd avec tout cela.
Sur le sampler 47, il y a "Someone to hurt", de Client. Je l'ai un peu passée en boucle aujourd'hui.
Malheureusement, pas de vidéo pour cette chanson (on peut la trouver sur youtube mais en version live pourri ou juste illustrée d'une photo).
Alors en voilà une autre, un peu plus gaie:
Et vous savez à quoi je pense quand je vois ces trois vases avec une fleur rouge dedans?
A Flower, de Kenzo, que je n'ai toujours pas essayé.
21:51 Publié dans Music, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : client, someone to hurt, can you feel, elegy, flower, kenzo
Impressions
Ce matin, j'ai essayé l'Eau Suave, de Parfum D'Empire.
Il m'a suffit d'une seconde ou deux pour avoir envie de battre la mesure: une valse!
Ce parfum bat la mesure et il me joue une valse.
Un grand salon, une réception, un bal, un orchestre, des danseurs, des crinolines vaporeuses couleur crème, et une valse, quelque part au 19ème siècle.
Une belle rose, bel et bien "suave", élégante et pas du tout "lourde" puisque finement menthée.
Je n'aurais jamais été imaginer que de la rose puisse être associée à une note menthée, provenant peut-être de la coriandre?...
Rah, je débute beaucoup trop.
Ce soir, elle est toujours là et elle chantonne toujours.
Jamais je n'aurais été m'imaginer qu'un parfum puisse m'évoquer de la musique.
C'est fou! Et surtout très très fortiche!
Ma mère a passé une partie de la journée avec moi, nous avons flané, elle a tenu à m'offrir un savon gemme. Je lui disais "non non, regarde, plutôt les petits pas chers, là...". Finalement, elle a tout pris:

Ce gemme est surtout très joli et plutôt doux pour la peau mais pour le parfum, ça reste à voir.
Les deux autres, on verra plus tard (j'en ai un en cours 100% végétal à l'églantier, c'est tout joli).
Et puis on s'est aventuré dans la boutique de l'antiquaire rue Jean-Jacques Rousseau:

Je n'ai même pas regardé le prix. Je n'en suis pas encore à vouloir collectionner les flacons ne contenant plus qu'un fond de parfum probablement très viré, aussi jolis soient-ils, ces flacons.
Quoi que, plus je regarde la photo, plus je me dis qu'il est vraiment très joli...
Oh, et en face de Notre Dame, je suis tombée en arrêt devant la vitrine d'un institut de beauté, vitrine estampillée "L'Artisan Parfumeur", avec quelques jolis flacons exposés dans la vive lumière de l'après-midi et, à l'intérieur: un long présentoir sur lequel est aligné probablement toute ou bonne partie de la gamme des parfums de la marque.
Gahh!
Alors que mon premier contact avec elle ne m'a pas trop emballée: l'Eau d'Ambre m'a paru bien trop sèche et Mûre et Musc Extrême a semblé quasiment disparaitre de ma peau aussitôt appliqué, et sans revenir en cours de journée, tant que j'en ai cru mon nez en panne...
Mais soudain, tout cet étalage de luxe, là, dans une petite rue de ma pettie ville m'a mis l'eau à la bouche. J'en bavais presque. Il y avait plein plein de falcons testeurs, là-dedans... Gahhh!
21:20 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau suave, parfum d'empire, rose, crinoline, menthe, savon gemme, rosa canina, l'artisan parfumeur, annecy
Freaked
Vous êtes une femme. Il est toujours trente quatre et demi à l'horloge de votre vie mais votre chaise ne grince plus car vous en avez changé (voir Age).
Voilà trois semaines que vous êtes possédée par votre nez. Quand on vous fait l'amour, des noms de parfums et de fleurs éclosent dans votre crane, passent tels des pétales volant au vent: "Fracas... tubéreuse... Habanita...". Un coin de votre cerveau semble ne plus vraiment vous appartenir. Vous rêvez que vous participez au/visionnez un documentaire sur les Young Gods: une voix off évoque Al Comet, son style, et le compare à "un puissant narcotique" et au moment où la partie endormie de votre cerveau produit ces deux mots - "puissant narcotique", la partie possédée de votre crâne y associe "tubéreuse". Oui, votre nez ne dort plus. Pour lui, vous aspergez votre oreiller de Fracas (Robert Piguet).
Un matin, vous vous préparez pour vous rendre à deux rendez-vous avec des amies filles non-lesbiennes. Aucune promesse de rendez-vous galant ce jour là, non, mais vous portez tout de même Eau de Sourcellerie (Garancia).
Et vous voilà marchant d'un bon pas, dans une rue ensoleillée et venteuse quand un homme vous aborde. Il n'a pas l'air bien finaud. Il n'a pas l'air très chic. Il est poli. Il vous explique qu'il est en galère, qu'il s'est fait voler son porte-feuille blabla et ne pourriez-vous pas le dépanner d'un euro ou deux, qu'il puisse manger, le pauvre bougre? Bien sûr, il en profite pour draguer, pensez-vous. Il est poli, il a l'air propre et il a vraiment de très jolis yeux d'un bleu très clair. Il vous rappelle déjà un peu l'un de vos ex au crâne similaire: parsemé de cheveux blonds tout aussi courts et rares et à la figure d'un avenant si peu évident - celle-ci a même un nez franchement cassé en deux ou trois, pour ne rien arranger - sans être tout à fait quasimodienne tout de même. Vous vous laissez amadouer. Vous estimez qu'il est de votre devoir de vous laisser amadouer de temps en temps et de pratiquer la charité une ou deux fois par trimestre, tant que la personne qui tend la main ne vous donne pas envie de la gifler.
Oui, vous êtes bien gentille.
Vous ne savez plus trop comment, cet homme reste à vous suivre, à vous accompagner, avec votre vague assentiment: après tout, vous ne pouvez guère empêcher quiconque de marcher dans la même direction que vous. Et puis vous êtes presque arrivée sur le lieu de votre rendez-vous, vous êtes en avance, vous avez faim, vous cherchez une boulangerie, et il vous a proposé une cigarette en remerciement de vos un euro vingt, c'est bien aimable et, mince! Depuis peu, voilà qu'il vous arrive de fumer. Alors vous vous laissez tenter. A présent, il s'agit d'allumer la cigarette et il y a du vent.
Déjà, vous commencez à vous inquiéter car vous vous surprenez à tirer un malin plaisir à cette proximité, qu'appelle l'allumage du tabac, entre le visage du fumeur et les mains du porteur de flamme, n'est-ce pas. Voilà, la griserie du flirt qui n'ira pas plus loin puisque, de toute façon, vous n'avez le temps.
Et il y a du vent et la flamme du briquet vacille et vous êtes une fumeuse débutante et le galérien (Dieu, qu'en y repensant vous trouvez cette image appropriée!) vous propose de vous allumer... d'allumer cette cigarette pour vous. Il est vraiment très serviable, c'est charmant.
Vous allez, grande âme, jusqu'à vous donner la peine de noter son numéro.
Et puis vous voilà en quelques pas à la porte d'une boulangerie bienvenue mais, mince! Il est interdit de fumer dans les boulangerie! Alors le galérien vous offre bien serviablement de tenir votre clope pendant que vous vous ravitaillez. Que de galanterie! En ressortant, votre pain au chocolat à la main, le voilà qui est à la porte, déjà fidèle, qui vous rend votre cigarette.
A présent, il vous propose un café. Oh bah non! Déjà qu'il n'a pas assez pour manger, tout de même...
C'est là qu'il vous avoue que l'histoire du vol de porte-feuille, c'était juste un truc pour vous aborder et il vous montre un billet de dix euros pour le prouver.
Oh l'arnaque.
D'habitude vous n'aimez pas trop ça mais faute avouée...
Bon.
Mais non, tout de même, un café avec un inconnu, tout de même.
Mais vous êtes vraiment très en avance.
Vous lui demandez à voir sa carte d'identité, histoire de vérifier qu'il n'est pas un mythomane fini et, oui, il est bien domicilié à M., comme il le prétend.
Et il a l'air très décidé. La virilité, l'esprit d'initiative et la débrouillardise tendent généralement à vous plaire. Et vous êtes bien gentille et ce petit flirt de rien du tout vous irradie. Vous vous sentez des plus bizarre.
Un passant demande si vous n'auriez pas une cigarette. Vous répondez que non mais que cet homme là à vos côtés, oui. On vous trouve gonflée. Vous vous sentez incroyablement gonflée, en effet. Pour vous faire pardonner, vous demandez au passant s'il n'aurait pas dix ou vingt centimes en dédomagement. On se plie à votre requête. Vous vous sentez vent, et les hommes ploient, roseaux, à votre passage. Vous vous sentez vraiment très forte, pour une fois.
Alors vous voilà à accepter le café. De toute façon, vous comptiez vous installer à l'une de ces terrasses, là. De toute façon.
Et cet homme ne vous quitte pas d'un pas, quoi que sans vous coller, un peu comme à votre suite, comme fort respectueusement.
Vous vous demandez s'il ne serait pas un étrangleur qui cherche à gagner sournoisement votre confiance pour pouvoir vous entraîner dans un coin sombre où vous régler votre compte à son aise.
Mais en terrasse, bon, vous ne risquez pas grand chose.
Et, à votre plus grande honte, depuis quelques minutes, vous vous sentez un peu comme la dame de Marc Aurèle, mariée à un sage empereur et qui - dit-on, aimait à fauter avec les gladiateurs.
C'est n'importe quoi.
C'est comme ça qu'on donne naissance à des brutes stupides et sanguinaires.
En attendant, vous voilà à parler fellation avec un inconnu qui n'y va décidément pas par quatre chemins.
Vous lui demandez de vous parler politique. Il vous dit qu'en ce moment, aucun "politique" ne l'intéresse. Vous rétorquez qu'en ce moment, tous ceux qui déclarent cela s'intéressent tout de même un minimum à Marine Le Pen ou à Nicolas Hulot. Il acquiesce en sortant de sa poche un article de magasine, illustré d'une jolie photo de Maître Collard en amical tête à tête avec Marine Le Pen.
Tout cela est un peu trop gros pour être vrai, et pourtant.
Et quand vous vous risquez à croiser son regard, un regard plein d'un tel désir sans détour, vous sentez votre coeur flancher presque.
Votre premier "rendez-vous" arrive enfin, un peu en retard, et l'homme s'en va, comme promis, bon joueur et, bien sûr, vous ne vous servirez sans doute jamais de son numéro.
19:41 Publié dans Life, Perfume, Sex | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fracas, tubéreuse, young gods, al comet, narcotique, drague, eau de sourcellerie
12.06.2011
Addendum
Bon en vrai, récemment, il est arrivé cela:

... Et quelques autres petites choses de la même teneur qui n'ont pas grand chose à voir avec les parfums, dans l'ensemble (j'ai quand même réussi à offrir une eau de toilette, tout de même, je suis contente).
Alors quand je dis, comme dans le texte précédent, que tout le monde pourrait bien se planter en voiture dans les fossés, bon, en vrai, non, tout de même, non. Mais faire semblant de le penser en l'écrivant comme ça, ça s'appelle être cynique, sarcastique ou faire de l'humour noir.
En vrai, quand je ne suis pas en compagnie d'un mâle que j'aime et qui veut bien s'occuper de moi, oui, en vrai, quand je suis seule, j'ai tendance à devenir cynique et aigrie et je crois qu'il vaut vraiment beaucoup beaucoup beaucoup mieux que je passe mon temps à snifer des parfums et à lire des trucs sur les parfums et à enfouir mon nez dans mon oreiller parfumé de Fracas, plutôt que de ressasser et de me lamenter sur ma solitude et le pourquoi du comment de cette solitude.
A tout désagrément, je préfère répondre "Rien à foutre, j'ai encore dix échantillons de Parfum d'Empire qui attendent que je me penche sur leur cas"... Eux au moins ne vont pas se faire prier pour se laisser snifer. Eux au moins sont là sur ma table basse et pas à quelques centaines de kilomètres de chez moi. Eux au moins répondent quand je les appelle, eux au moins, hein, eux au moins... Ils sont là et ils ne risquent pas de se sauver et si les petits flacons spray venaient à trop se vider, je pourrai toujours en racheter, quelques clics suffisent, il n'y a pas à réfléchir à quoi dire, et comment le dire, pour que, peut-être, une histoire se tisse sans s'éfilocher au bout de 24h.
Une promesse d'ivresse des sens est posée là sur ma table basse, attendant sagement mon bon vouloir...
Oh mon dieu, si, j'ai complètement muté en fait...
22:41 Publié dans Life, Sex | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Clock work
Bon, je vais essayer de parler d'autre chose que de parfum, me dis-je.
Sauf qu'aujourd'hui, j'ai essayé Yuzu Fou, de Parfum d'Empire, et que j'ai été faire un tour en ville et que la boutique de L'Occitane était ouverte.
La conclusion du jour, c'est qu'entre Ambre (eau de toilette) et Labdanum (eau de parfum), ma préférence va toujours à la première. Labdanum est une ambre douce, vanillée, crémeuse, gentille, délicate et élégante alors qu'Ambre est plus vive et badaboumboum, plus bruyante et entrainante, enthousiaste.
(Ah... Il me faudrait essayer d'autres ambres... L'eau d'ambre, de L'Artisan Parfumeur (échantillon trouvé sur ebay) est fort élégante mais très masculine et surtout très sèche, un peu aussi sèche qu'une table en bois qu'on vient d'encaustiquer...)
Chez L'Occitane, testé aussi Myrthe, l'eau de parfum et comment dire... Je n'y vois que du "vert savonneux" qui me laisse fort sceptique.
Quant à Yuzu Fou, tout de suite, je l'ai trouvée rigolote, cette eau de parfum. Fortement "cologne" mais en beaucoup plus complexe, profonde et riche. La fraicheur de la menthe se frottait à la chaleur du bois et de l'agrume. L'agrume a plutôt tendance à m'énerver, en général, mais là c'était le côté chaud de l'agrume, un petit quelque chose des thés de Noël peut-être. J'ai lu ici ou là que cette eau contient des notes amères mais j'ai dû les louper... A un moment, j'avais la sensation d'avoir le cerveau coupé en deux: une moitié sentant les notes fraîches, l'autre les notes chaudes. Ah et il y avait comme une petite odeur salée de transpiration, aussi, mais que ne gachait rien, qui venait juste relever l'élégance de l'ensemble en lui donnant un petit quelque chose de réaliste, de terre à terre, d'animal, de vrai.
C'est très intéressant. Cela ne me fairait pas acheter ce Yuzu Fou, dont le tempérament ne me convient pas, mais je l'ai contemplé avec plaisir et curiosité pendant quelques heures (il est peut-être un peu moins tenace que 3 fleurs) et il me laisse somme toute admirative.
Hier, je portais L'Eau de Sourcellerie, de Garancia et je me suis fait draguée.
Mais je ne pense pas que le dragueur avait pu me sentir venir, même s'il y avait du vent.
Tout de même, ça m'a vallu un café.
On progresse.
Et je crois que mon emploi du temps aurait été vide, ça aurait été pire.
Je me suis presque fait peur, c'est fou.
Aujourd'hui, recroisé "le monsieur du 17 mai" (voir les épisodes du 17/26 mai), il était avec sa "chérie". On s'est dit deux mots, en partant il m'a fait un petit clin d'oeil gentil - aussi généreux et attentionné que discret, n'est-ce pas - et puis je suis rentrée chez moi et j'ai posé un petit pshit d'Ambre à côté de Labdanum pour pouvoir les comparer de plus près.
Je m'en fous, de ce qui arrive, de ce qui n'arrive pas, tout le monde pourrait se planter en voiture dans les fossés... Oh se serait triste mais il me reste quelques centaines ou milliers de parfums à tester, alors... Bon... Ah et j'aimerais... Non, il faudrait que je trouve un moyen de sentir les matières: sentir du ciste, sentir du jasmin, sentir de la tubéreuse... Les bases, les matières premières, pour pouvoir reconnaitre au premier snif tout ce qui vient agiter mes petites cellules grises, comme dirait Hercule Poirot...
Ou je crois que je pourrais aussi passer des heures à regarder ce clip:
Oui, je continue tout de même à écouter pas mal de musique, donc ça va, ma personnalité n'a pas totalement muté des pieds à la tête, ça va.
Oui, et ce clip d'Envoyé, il est drôlement riche. Je n'arrive pas à voir quel genre de pantalon porte le chanteur, sinon que ça ressemble bizarrement à un survêtement. Comme le type au synté qui porte, lui, bel et bien un sweat shirt, aussi appelé "survêtement". Ca me fait triper, des types qui jouent en "survêtement", à leur niveau, sur une grande scène de festival, comme des ados attardés, genre "rien à foutre". La queue de cheval et les cheveux noirs qui me font me demander "Mais ils sont teints, ces cheveux?". Et les gants du batteur qui disent à eux tous seuls "Attention ça va dépoter, on va taper à 200 à l'heure, brace yourself!". Le synthé qui vibre sous le coup des basses de malades. Des cheveux filasses par-ci, du poil par là, un mégaphone sur la tête, un montage parfois énervant et approximatif... Plein de détails qui, pris un à un peuvent potentiellement faire crisser des dents ou laisser indifférent... et pourtant, ça me fascine. Ces "envoyé" tripant qui sortent du fond du fond de la gorge, ces regards entre le batteur et le synthé... Trois types, pas de "vraie" guitare, des bruits de fusillades... Et du bruit... et du bruIT... et DU BRUIT!!!
Je ne m'en lasse pas.
Donc, on comprendra que je puisse aimer les parfums qui font BADABOUMBOUM!
21:49 Publié dans Music, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yuzu fou, parfum d'empire, l'occitane, labdanum, mythe, ambre, the young gods, envoyé, nyon, musique, bruit
