29.10.2011
Mitsouko & Jicky
Drink track: cacao à l'eau, aux épices à pain d'épices & cannelle, miel, sucre brun.
Soundtrack: Mari Boine & France Musique
Cet après-midi, petit tour sur la brocante. Acheté un cristal de sélénite (?) pour 10 euros, aux accents plus sombres et à la forme moins régulière que celui trouvé en Utah en 2001: ils feront une jolie paire.


Passage au Nocibé pour réessayer Mitsouko et, du même coup, Jicky.
Ce sont deux des tous premiers parfums essayés au début, au tout début de cette nouvelle passion pour les parfums, en mai dernier.
Mitsouko m'avait fait un effet "brassée d'aiguilles de pin" et Jicky un effet "eau croupie".
Les réessayer pour voir si mon nez a un peu bougé depuis.
Mitsouko est toujours très aiguilles de pin, peut-être un peu adouci, des aiguilles arrondies, avec un quelque chose de fleuri (je continue à y chercher la pêche, en vain).
Jicky, lui, me plaît un peu, à présent. J'y ai cette fois bien senti la lavande, surtout au début, et toujours une ambiance de port, de bord de mer, de bord de Thiou, d'algues. C'est toujours un rien nauséeux, croupissant, "sale", un rien salé, mais avec cette lavande qui relève la tête au milieu, fièrement. Il m'évoque une vieille dame très pomponnée du début du vingtième siècle.
16:22 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mitsouko, jicky, guerlain, sélenite
26.05.2011
Smells like...
A peine 16h et journée déjà chargée, qui plus est d'un orage en approche. Les arbres s'agitent.
Ce matin, entretien d'embauche pour un poste d'aide ménagère. Et de se retrouver face à un interlocuteur déjà croisé il y a 4 ans (à l'époque dans une boîte de formation/accompagnement vers l'emploi), capable de se souvenir qu'on avait parlé phobie scolaire et difficulté à intégrer le monde du travail. Humph. Maintenant ça va bien, oui, merci. Réponse demain. Si non, ce sera d'autres entretiens avec d'autres structures similaires pour des postes similaires, pour aller faire du ménage chez des "petits vieux" (terme affectueux) à Entreverne ou Alby Sur Chéran. Moi qui voulait un job accessible à pied depuis chez moi. Bon. Ce sera pour une prochaine fois...
Et puis ensuite discussion téléphonique avec l'homme qui a inspiré le texte du 17 mai. Je m'observais pendant que nous parlions et je constatais avec une espèce de satisfaction glacée, à quel point je me tenais bien, en femme de 34 ans, mature, intelligente et si parfaitement bienveillante et amicale. On se connaît depuis six ans, ça doit aider. Et puis je suis contente quand les gens que j'aime sont contents même si je le leur dis plus succinctement: "Eh beh, c'est un grand pas... Meilleurs voeux!".
Sage et raisonnable. C'est ainsi que je suis volontiers lorsqu'on est amical et respectueux à mon égard. Bien, bien, je fais des progrès, c'est bien. Même si, bien sûr, en sourdine, tout intérieurement, je commente par de petites remarques un peu vertes du genre: "Bah si j'étais elle, je ne me ferais pas tant prier, je saurais ce que je veux, moi, mais bon, c'est sûr que je n'ai plus 20 ans, moi...". Et puis de toute façon, moi on ne me prie pas. Du moins les célibataires, non. Ou alors de rester loin.
Merci oui ça va on a compris.
Passons plutôt aux parfums, hein!
Alors ce matin, après mon entretien d'embauche (j'adore le sérieux qui se dégage de ces mots, "entretien d'embauche", et à quel point ils attestent bien que je ne suis pas qu'une feignasse, non, je sais aussi aller à des "entretiens d'embauche"), je me suis dirigée vers les Galeries Lafayette, puisque elles étaient très judicieusement sur le chemin. Et là, après ma petite conversation téléphonique de vraie femme mature, à peine perturbée, déjà ravallée toute entière par ma nouvelle obsession à peine le téléphone remis dans le sac, j'ai pris la direction du rayon parfumerie.
"Je peux vous aider?".
J'ai eu droit aux bons soin d'une vendeuse. Alors elle me demande ce qui me plaît, je lui dis ceci cela, l'ambre, le ciste, la tubéreuse, les poudrés et puis je voulais essayer Mitsouko mais le flacon est vide, enfin il reste une goutte au fond mais...
Elle fut très très serviable. A force de pomper (c'est elle qui a employé le verbe "pomper", c'est de sa faute si je pense à mal maintenant), elle a réussi à extraire une goutte de Mitsouko sur une mouillette. Bien. C'était peu mais euh, bon, peu. Alors on a essayé autre chose.
Elle, elle me voyait plutôt avec quelque chose de "discret". Alors que je lui avais parlé de la tubéreuse qui m'avait rendu gaga. Mais bon. C'est ce que je dégage, après tout, "discrète" (selon cette vendeuse, donc) et "sérieuse" (dixit le monsieur du 17 mai). Alors elle est allée droit à "l'Or J'adore" et puis je ne sais plus quoi, et puis Jeanne de Lanvin parce que j'ai fini par lui dire que j'aime aussi beaucoup la rose. Et puis arrivé à Trésor je ne sentais plus que la mouillette, c'est à dire le papier. Alors on a arrêté. Ou alors Trésor a vraiment un côté "papier"?
Je ne comprends pas trop cette manie de vaporiser trois ou quatre giclettes de parfums hors de prix sur des bouts de papier alors qu'une fois sur la peau, ils sont susceptible de prendre des tons différents.
Par exemple Paris, l'eau de toilette d'Yves Saint Laurent, que j'avais appliquée sur mes poignets avant que la vendeuse n'intervienne. Sur un corsage acheté sur ebay, arrivé par enveloppe, il me fit un effet "ouah!" et là, sur ma peau, "flop". Non pas que ce soit désagréable, au contraire, il est même fort gentil, mais il me semble juste un peu commun et pâle.
Alors après les Galeries, je me suis arrêtée au Séphora. Et là, la la, il restait du Mitsouko. Je lui ai attribué le plis du coude gauche. Et le plis du coude droit eu droit à une giclée de Jicky. Je suis repartie de là fière de mon coup comme une fiéfée coquine, atteinte de schizophrénie olfactive.
Ma première grande sensation de Mitsouko: "Sous les arbres". Fraîcheur vert sapin et quelques heures plus tard, un petit côté poivré. Et pour le moment, pas grand chose d'autre. Pour la savoyarde que je suis, les sapins, j'en ai déjà plein chez moi, alors bon. Hum hum. Et puis Jicky : "Ah! "Sale", oui, d'accord, en effet" (parcouru une discussion sur le site auparfum.com: "Qui est propre, qui est sale?" où Jicky est cité et recité comme "Le" parfum sale). Forte sensation d'eau croupie et rien d'autre. Après une heure ou deux, est venue, comme par en-dessous cette eau croupie, la vision d'une steppe d'herbe grasse caressée par une douce brise, une douceur de fleur d'eau flottant sur l'étang du jardin de Monet. Voilà. Un petit quelque chose du sel de la transpiration. J'ai du mal à associer ces sensations à du glamour, mais bon.
D'après la vendeuse des Galeries, Mitsouko, c'est un peu fort de commencer par là, pour quelqu'un qui se met tout juste à explorer les parfums, qui "se cherche" encore, pour quelqu'un qui semble taillé pour les odeurs discrètes, n'est-ce pas (je lui ai expliqué que, Mitsouko, c'est une copine qui m'en a parlé, elle m'a demandé "Ah, elle est brune?", ce que j'ai trouvé étrange comme question, étant donné que je suis très peu blonde moi-même, mais bon).
Sauf que, je crois que c'est une mauvaise lecture de personnage que de me classer dans les "discrètes". "Discrète et sérieuse", ça c'est la façade. Et je crois qu'il me faudrait plus un parfum pour faire ressortir toute l'arrière-boutique.
Et là, cet après-midi, je suis allée chercher les deux colis qui m'attendaient sagement au centre de tri.
Alors me voilà avec, en plus, "Ombre Rose" sur la main gauche et "Capucine" sur la droite. Ombre Rose a une ouverture assez fruitée acidulée qui me rebute légèrement mais qui s'estompe déjà pour laisser place à la rose poudrée de mon coeur (car j'ai un coeur rose poudré tout doux, si si) donc ça va bien. C'est doux, c'est chou. Capucine est plus orientale et vanillée, chaude, boisée, un rien capiteuse, ghaaaahhh.
Et puis j'ai commis (honnnnteuh!) deux autres achats en ligne de choses choisies, comme Ombre Rose, uniquement en me fiant à des commentaires lus sur des blogs et autres sites du style beaute-test.com, et achetés sur ebay, donc à petits prix pour ne pas avoir trop trop trop honte... Je cherchais du ciste, de l'ambre, j'ai trouvé l'"Eau de Sourcellerie" (comment résister à un nom pareil? En plus un soin anti-âge, c'est parfait) et hum, "Fracas" puisque "Mon coeur", de Fragonard (une eau de parfum qui n'est plus produite), a été décrit ici et là comme une copie de Fracas (et puisque Capucine est traitée de copie de Flower de Kenzo, faudra que je vérifie aussi) et vu que j'ai passé une soirée à me sniffer les bras après les avoir parfumés de Mon Coeur, mais vraiment comme quelqu'un qui se fait un rail de coke à chaque fois hein, genre grave ennivrée à en gémir de plaisir... Bon. Fallait que je tente Fracas. Fallait.
Au secours, je suis possédée par mon nez. Il a pris le contrôle de ma raison et de mon porte-monnaie.
J'ai cherché à quel chakra l'odorat est associé: le chakra racine. Mon chakra racine serait donc en effervescence. Pour ceux qui s'y connaissent en chakra, c'est intéressant, hein? Ce chakra, quand il est en forme, c'est aussi celui grâce auquel on se sent confiant dans la vie, pas angoissé. Et c'est vrai que je me sens particulièrement en confiance, comme si je savais que mon compte en banque s'était soulé à la source de jouvence. Il ne mourra jamais. Je peux y puiser généreusement. Ca va. Tout va. Je vais sans doute avoir deux jobs cet été. Alors forcément, oui, tout va.
17:26 Publié dans Life, Perfume | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : parfum, ombre rose, mitsouko, fragonard, capucine, mon coeur, fracas, jicky, fais-moi peur
