23.12.2010

Update

Mise à jour succincte de la page d'accueil de ce vieux site: http://tamazic.net/

Au cas où des gens auraient la curiosité de suivre, on sait jamais.

Ceci dit, it's Muscat time.

Les photos argentiques de 2005 sont classées.

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Constat: en 5 ans, j'ai bien minci. Perdu environ 4 à 5kg. Ce qui me réjouit. Désormais, quand j'angoisse, je ne me sens plus portée vers le chocolat. Je préfère le muscat. Et quand je n'en ai pas, je ne vais pas en acheter exprès. Même quand j'en ai, à vrai dire, je me raisonne et m'en passe aussi, la plupart du temps. Je gère vraiment beaucoup mieux. C'est à dire que mon foie, à l'idée d'ingurgiter plus de 50 grammes de chocolat, m'envoie de vagues prémisses de nausées. Donc, à vrai dire, je n'y suis pas pour grand chose. Ah et il semblerait qu'arrêter la pilule, en octobre, m'ait aussi fait mincir un peu. C'est chouette. Par contre mes glandes sébacées ont retrouvé une bonne forme, elles. Mais bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, même après un petit verre de muscat, non non.

Par contre, je tiens à protester contre les vêtements fabriqués en Chine, Turquie, Thaïllande et compagnie :

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On les porte deux ou trois fois et hop, ça craque, c'est une honte.
La vieille bouillotte "Duarry" des années 60 ou 70 ou 80 (je ne sais pas, mais ça a l'air vieux)
qui décore ma salle de bain, je vous le dis, n'a pas encore craqué, elle.

 

 

 

28.08.2010

Yesterdays

17h.

"The lights are going out all over America — literally. Colorado Springs has made headlines with its desperate attempt to save money by turning off a third of its streetlights, but similar things are either happening or being contemplated across the nation, from Philadelphia to Fresno.
Meanwhile, a country that once amazed the world with its visionary investments in transportation, from the Erie Canal to the Interstate Highway System, is now in the process of unpaving itself: in a number of states, local governments are breaking up roads they can no longer afford to maintain, and returning them to gravel.

(...) America is now on the unlit, unpaved road to nowhere." America goes dark - Paul Krugman, 8 août 2010.
Via http://hoplite.hautetfort.com/

Ca commence bien.


President, d'IAMX, c'est une valse à trois temps, non?

Après une descente à la bibliothèque de Bonlieu, lu jeudi soir Déséquilibres synthétiques de Lydia Lunch, en écoutant In the future de Black Mountain. Vendredi ce fut Fahrenheit 451 de Ray Bradburry (choix inspiré par une vidéo rigolote vu ) et ce matin J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian (recommandé par le colocataire annécien occasionnel de passage cette semaine) en écoutant You can't buy a gun when you're crying de Oly Golithly & The Brokeoffs. Maintenant: Trouble dans les andins, toujours de Vian, que je préfère de beaucoup au volume précédemment cité, parce que dans Trouble... on peut lire des passages de ce genre: "La petite bonne blonde aux hanches mobiles se tenait sur le seuil, l'oreille collée contre le panneau. Au geste de Serafinio, elle tomba dans la pièce. L'instant d'après, la porte était refermée, à clé cette fois, et Serafinio, begayant des paroles sans suite, se livrait sur le corps de la jeune femme à des excès regrettables. Au bout de cinq minutes, elle s'évanouit. Serafinio rajusta ses vêtement et rejoignit Adelphin.
- Ca va mieux, lui dit-il."

C'est incohérent, burlesque, assez incompréhensible et bien drôle. Alors que J'irai cracher..., c'est beaucoup trop noir à mon goût. On dirait que Vian s'y applique à éteindre toutes les lumières qu'il allume ou découvre au cours de son récit. Et moi, pour ma survie mentale et spirituelle, j'ai besoin d'un minimum de fleurs bleues non piétinées, merci.

Dans le Lydia Lunch et le Ray Bradbury il y a plein de jolis passages que j'ai notés mais si je recopie tout ici, ça va faire long.

Je vais plutôt continuer en racontant qu'après avoir lu cette phrase: "Le géranium de la fenêtre, fané depuis des lunes, frissonnait parfois de ses feuilles jaunies, longuement, pour retomber bientôt dans un sommeil quasi végétal" (Trouble dans les andins, chapitre xxix), ces mots ayant activé quelques parties de ma machine à rêve, je me suis vue faisant la planche quelque part au milieu d'un océan lactescent, reflet d'un ciel d'une lumineuse pâleur incolore, et là mon ventre blanc, ayant atteint un diamètre d'environ un à deux mètres, venait à éclore comme un gros haricot magique et mon corps devenait la racine d'une plante qui atteignait des hauteurs vertigineuses et qui poussait, poussait haut et loin dans le ciel sur des générations et des générations et... dégénération. Le jeu de mot m'a fait rire. Et je me suis demandée qui me ferait un tel ventre, un jour, peut-être, et le suspens devient un peu usant.
Et un peu plus tard, il y a quelques minutes, en écrivant ce paragraphe, je me suis demandée si je n'étais pas plutôt le géranium fané de l'histoir
e. 

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19h45. Lydia Lunch, elle, n'a jamais voulu d'enfants.
Déséquilibres synthétiques, P77: "Possible que la guerre soit une envie de règles.
S'ils saignaient tous les mois comme je saigne, les hommes n'auraient plus autant soif de voir du sang. Peut-être que je délire.
P100: Si vous n'êtes pas prêts à mourir à chaque seconde de chaque jour, vous n'êtes pas réellement en vie.
P103: Tu ne peux pas sauver quelqu'un de lui-même.
Tu perdras tout en voulant jouer au rédempteur.
Tu ne guériras jamais le blessé. (...)
Et plus tu aimeras quelqu'un qui est abîmé, plus tu souffriras. Ils ridiculiseront ta générosité, ils abuseront de ta gentillesse, ils testeront ta patience, ils réclameront ton pardon, ils saperont ton énergie, et pour finir ils tueront ton âme. (...)
Tu seras dévoré par la culpabilité, frustré par ton impuissance, et furieux d'avoir commencé à écouter leur connerie. Evidement le plus abîmé, le plus charismatique. Le plus brillant. Le plus sexuellement attractif. Le plus dangereux pour ta santé mentale.
P132: Démesurément virulent, tu suffoques dans un cercle nostalgique, tu t'étouffes sur des blessures anciennes dont les relents sont devenus tes poisons favoris. Tu as eu peur de ma magie que tu as prises pour du vaudou et retournée contre toi. Ulcéré par la beauté, tu as accusé la mienne d'être un sabotage déguisé qui aurait précipité ta chute."
P165: "Si tu mets à jour ce qui est en toi, ce que tu mets à jour te sauvera. Si tu n'exhumes pas ce qui est en toi, ce qui est en toi te détruira." - Nick Tosches.
P175: "N'attends jamais que la lumière te pénètre. Trouve la lumière enfouie et exhume-la." - Hubert Selby Jr.

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Fahrenheit 451, Ray Bradbury, publié en 1953. Aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain, les maisons sont toutes ignifugées et on a attribué une nouvelle mission aux pompiers: brûler les livres; l'un d'eux explique:
P87: "On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison. Conclusion! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. (...)
Il faut que vous compreniez que notre civilisation est si vaste que nous ne pouvons nous permettre d'inquiéter et de déranger nos minorités (...) Les gens veulent être heureux, d'accord? (...) Eh bien ne le sont-ils pas? Ne veillons-nous pas à ce qu'ils soient toujours en mouvement, à ce qu'ils aient des distractions? Nous ne vivons que pour ça, non? Pour le plaisir, l'excitation? Et vous devez admettre que notre culture nous fournit tout ça à foison.
(...) Le milieu familial peut défaire beaucoup de ce qu'on essaye de faire à l'école. C'est pourquoi on a abaissé progressivement l'âge du jardin d'enfants et qu'on prend maintenant les gosses quasiment au berceau."
Un vieux professeur désoeuvré devenu vagabond raconte:
P123: "Ceux qui ne construisent pas doivent brûler. C'est vieux comme le monde et la délinquance juvénile.
P142: Les erreurs peuvent être profitable. Sapristi, quand j'étais jeune je jetais mon ignorance à la tête des gens. Et ça me valait des coups de bâtons. Quand j'ai atteint la quarantaine, mon instrument émoussé s'était bien aiguisé. Si vous cachez votre ignorance, vous ne recevrez pas de coups et vous n'apprendrez rien.
P202: Chacun doit laisser quelque chose derrière soi après sa mort, disait mon grand-père. Un enfant, un livre, un tableau, une maison, un mur que l'on a construit ou une paire de chaussures que l'on s'est fabriquée. Ou un jardin que l'on a aménagé. Quelque chose que la main a touché d'une façon ou d'une autre pour que l'âme ait un endroit où aller après la mort; comme ça, quand les gens regardent l'arbre ou la fleur que vous avez planté, vous êtes là.
P204: Ne demande pas de garanties, ne demande pas la sécurité, cet animal-là n'a jamais existé. Et si c'était le cas, il serait parent du grand paresseux qui reste suspendu toute la journée à une branche, la tête en bas, passant sa vie à dormir. Au diable tout ça, disait-il. Secoue l'arbre et fais tomber le paresseux sur son derrière!"